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Jeff Sessions (D) est régulièrement la cible des piques acerbes de Donald Trump (G) (archives).

KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

Le président américain Donald Trump a lancé mercredi une nouvelle attaque contre Jeff Sessions, ministre de la Justice qu'il a lui-même nommé. Il a jugé "honteux" son choix de procédure pour enquêter sur d'éventuels abus en termes d'écoutes.

"Pourquoi Jeff Sessions demande-t-il à l'inspecteur général d'enquêter sur les possibles abus liés à FISA ?", s'est interrogé M. Trump. Il faisait référence à la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) qui détaille les conditions dans lesquelles une personne peut être placée sur écoute.

"Cela va être sans fin, il n'a pas le pouvoir d'engager des poursuites", se désole le locataire de la Maison Blanche. "L'inspecteur général n'a-t-il pas été nommé par Obama ? Pourquoi ne pas avoir recours aux juristes du ministère de la Justice ? Honteux!"

Dans un bref communiqué, le ministre a vivement réagi, soulignant, sans mentionner directement le tweet présidentiel, que tant qu'il serait en poste, il continuerait à accomplir son devoir "avec honneur et intégrité". "Ce ministère continuera à faire son travail de façon juste et impartiale dans le respect de la loi et de la constitution", a-t-il ajouté dans cet étonnant échange, par tweets et communiqués interposés, entre les deux hommes septuagénaires.

Cible régulière

Ancien sénateur de l'Alabama, le très conservateur Jeff Sessions, qui fut un infatigable soutien de Donald Trump durant toute la campagne, est régulièrement la cible des piques acerbes de ce dernier.

Le président reproche en particulier à Jeff Sessions de s'être récusé dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, le privant de facto d'un allié dans une affaire qui empoisonne sa présidence.

Manafort sera jugé en septembre

Par ailleurs, le juge américain chargé du dossier a annoncé mercredi que le procès de l'ex-directeur de campagne de Donald Trump s'ouvrira le 17 septembre. Paul Manafort a plaidé non coupable des nouvelles accusations portées contre lui par le procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de son enquête sur l'ingérence russe.

Son ancien partenaire dans l'équipe de campagne, Rick Gates, 45 ans, a choisi de coopérer avec l'équipe de M. Mueller et a plaidé coupable vendredi de conspiration contre les Etats-Unis et d'avoir menti aux enquêteurs.

Le procureur spécial a inculpé jeudi les deux hommes pour fraude bancaire et fiscale. Ce délit s'ajoute aux douze chefs d'accusation pour lesquels ils sont poursuivis, dont conspiration contre les Etats-Unis et blanchiment d'argent.

Dizaine de millions de dollars

MM. Manafort et Gates ont perçu plusieurs dizaines de millions de dollars de commissions en provenance d'Ukraine et ont blanchi de l'argent à travers des sociétés américaines et étrangères pour dissimuler des paiements au fisc américain "entre approximativement 2006 et 2016 au moins".

Les deux hommes ont travaillé en tant qu'agents non enregistrés pour le gouvernement ukrainien, l'ancien président (pro-russe) Viktor Ianoukovitch, son parti et le Bloc d'opposition (qui lui a succédé en 2014 après la fuite de M. Ianoukovitch en Russie).

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ATS