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Visite officielle: Berne et Vilnius affichent une belle complicité

En visite officielle à Berne, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a mis en avant des relations bilatérales sans nuages avec la Suisse. Simonetta Sommaruga a démontré que les deux pays sont aussi sur la même longueur d'onde sur les sujets internationaux.

Reçue avec les honneurs militaires en fin de matinée au manoir du Lohn, près de Berne, Dalia Grybauskaite s'est d'abord entretenue en tête-à-tête avec la présidente de la Confédération. Les deux cheffes d'Etat ont poursuivi les discussions lors d'un déjeuner de travail offert par le Conseil fédéral.

Devant les médias, elles ont témoigné de leur entente à tous les niveaux: à l'ONU, où elles se sont rencontrées la semaine dernière en marge de l'Assemblée générale, les deux dirigeantes ont "critiqué avec véhémence" les violences faites aux femmes et aux filles dans les situations de conflit, a rappelé Mme Sommaruga.

De même, les deux pays s'engagent pour que le Conseil de sécurité de l'ONU accepte d'abolir le droit de veto dans les questions de génocide ou de crimes contre l'humanité. Enfin, elles veulent faire avancer les droits des femmes, le 5e des Objectifs de développement durable adoptés par l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre.

Une pointe contre Moscou

Sur la question des réfugiés, les deux femmes s'entendent pour dire qu'il "ne peut y avoir réponses nationales", mais des solutions européennes, voire plus globales. Mme Grybauskaite a souligné l'"exemple" de l'engagement suisse en la matière, par exemple avec l'amélioration des procédures d'asile.

La Lituanienne n'a pas manqué l'occasion de critiquer le rôle de la Russie: "L'intervention russe (en Syrie, Ndlr.) ne peut qu'aggraver l'exode" et "pousser davantage de gens à fuir", a-t-elle déclaré. Elle a aussi exprimé sa "satisfaction" sur le fait que la Suisse applique des sanctions contre la Russie à la suite de l'annexion par Moscou de la Crimée.

Ancienne république soviétique, ce petit pays balte de trois millions d'habitants est indépendant depuis 1990 et membre de l'Union européenne et de l'OTAN depuis 2004. La guerre dans l'est ukrainien et l'intervention russe en Crimée ont ravivé les craintes face à une éventuelle menace de Moscou.

Cartographie et néonatalogie

La présidente de la Confédération a aussi évoqué avec son homologue la situation de la Suisse face à l'UE depuis le vote de 2014 sur l'immigration de masse. Ex-commissaire européenne, Dalia Grybauskaite a eu ces mots: "La Suisse est un partenaire important de l'UE. Les relations sont bénéfiques aux deux parties. Nous ne pouvons donner de garanties, mais nous allons chercher des solutions".

Enfin, les deux présidentes se sont félicitées de la coopération économique - la Suisse est l'un des dix premiers investisseurs en Lituanie - et dans la recherche, notamment avec le CERN.

Dès l'indépendance lituanienne, la Suisse a apporté une aide humanitaire à la Lituanie, en néonatalogie et pour la cartographie, a souligné Mme Grybauskaite. Par la suite, dans le cadre de la contribution suisse à l'élargissement de l'UE, Berne a versé 71 millions de francs pour différents projets, dont l'amélioration des soins hospitaliers.

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