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Après des affrontements entre fidèles musulmans et police israélienne ayant fait plusieurs blessés, le calme est toutefois revenu sur l'esplanade des Mosquées. (archive).

KEYSTONE/EPA/JIM HOLLANDER

(sda-ats)

Israël a annoncé mardi renoncer aux visites de non-musulmans sur l'esplanade des Mosquées jusqu'à la fin la semaine prochaine du ramadan. En cause: les violences entre fidèles musulmans, protestant contre les visiteurs juifs, et policiers israéliens.

Annoncée par la porte-parole de la police israélienne Luba Samri, cette interruption des visites de non-musulmans intervient au lendemain de protestations de la Jordanie. Le pays est en charge des lieux saints à Jérusalem-Est occupée et annexée par Israël.

Palestiniens et dignitaires musulmans faisaient valoir depuis dimanche que le Waqf jordanien en charge du site et les autorités israéliennes s'accordaient depuis des années à interrompre ces visites au cours des dix derniers jours du ramadan. Cette période est la plus sacrée pour les musulmans.

Pourtant cette année, accusent-ils, Israël a rompu cette tradition. Dimanche, les fidèles musulmans ont protesté contre l'entrée de visiteurs, dont des juifs, sur l'esplanade. L'endroit est le troisième lieu saint de l'islam et le premier pour les juifs qui l'appellent Mont du Temple.

Plusieurs blessés

Après deux matinées d'affrontements ayant fait plusieurs blessés parmi les fidèles musulmans, de jeunes Palestiniens ont affronté, tôt mardi matin, à coups de pierres la police israélienne. Celle-ci a tiré grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc, selon des vidéos mises en ligne.

Une femme a été légèrement blessée par une pierre, selon la police et des sources médicales. Elle se trouvait au Mur des lamentations, en contrebas de l'esplanade.

Après l'annonce de l'arrêt des visites, le calme est toutefois revenu, ont constaté des photographes de l'AFP.

Au coeur du conflit

Les députés arabes israéliens avaient également protesté. Ils accusaient Israël de vouloir modifier le statu quo qui maintient un fragile équilibre sur le site. Le député israélien de droite Nava Boker a, lui, accusé la police de "récompenser le terrorisme".

Surplombant la Vieille Ville de Jérusalem, le site s'étend sur 14 hectares. Il est au coeur du conflit israélo-palestinien et l'objet de tensions à chaque fête juive ou musulmane.

ATS