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Vitus Huonder restera évêque de Coire encore deux ans. Le pape a accepté sa démission pour 2019 (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

L'évêque de Coire Vitus Huonder restera encore deux ans en poste. Le pape François a accepté la démission du prélat pour Pâques 2019 seulement, a annoncé jeudi l'évêché de Coire.

L'évêque, contesté pour ses positions ultra-conservatrices, avait présenté sa démission le 21 avril dernier, à l'occasion de son 75e anniversaire. Le souverain pontife a entretemps décidé de la lui accorder pour Pâques 2019. "Nous avons pris connaissance de la décision et naturellement nous la respectons", a indiqué jeudi la Conférence des évêques suisses dans un communiqué succinct.

Le prédécesseur de Vitus Huonder, Amédée Grab, avait également dû attendre deux ans avant que le pape Benoît XVI n'accepte sa démission.

Dans une lettre à tous les collaborateurs de l'évêché, Vitus Huonder se dit "touché et empli d'une grande gratitude" par la marque de confiance du pape. François "mise sur la continuité pour notre évêché", estime le prélat. L'évêque entend engager toutes ses forces "pour le salut des âmes et le bien de l'Eglise de Coire".

Fidèles divisés

Le Grison Vitus Huonder a été nommé à la tête de l'évêché en juillet 2007 par le chapitre de la cathédrale parmi trois candidats proposé par Rome. Il avait été intronisé en septembre à l'abbaye d'Einsiedeln (SZ).

Vitus Huonder avait notamment fait carrière à l'évêché de Coire sous l'évêque Wolfgang Haas, aujourd'hui archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n'a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d'un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l'autre, elles lui ont valu des critiques acérées des plus progressistes.

Administrateur réclamé

La succession de l'évêque est réglée par le décret "Etsi salva" de 1948. A Coire, le chapitre de la cathédrale, composé de 24 membres, choisit le nouvel évêque parmi trois candidats proposés par Rome.

Une pétition remise en début d'année au nonce apostolique en Suisse, demande toutefois qu'un administrateur soit mis en place le temps d'apaiser la situation dans le diocèse. Le nonce, Thomas Gullickson, avait aussitôt rejeté l'idée.

Processus critiqué

En 2007, lors de la nomination de Vitus Huonder, le processus de sélection et le fait que le chapitre de la cathédrale n'ait pas son mot à dire dans la sélection des trois candidats, avait été montré du doigt. Parmi les trois noms proposés, seul Vitus Huonder était éligible, car les deux autres n'avaient aucun lien avec le diocèse, avait-on alors critiqué.

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ATS