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"Nous aurions dû plier l'affaire avant les penalties !" Vladimir Petkovic n'en démord pas. La Suisse ne méritait pas de sortir de l'Euro samedi à Saint-Etienne.

L'entraîneur de l'équipe de Suisse a dressé le bilan de sa première campagne à la tête de la sélection dans une interview à l'ATS. Malgré toute la cruauté de cette élimination devant la Pologne, le Tessinois affirme qu'il est positif.

A nouveau une élimination aux tirs au but. La Suisse est-elle maudite ?

"Je suis triste pour mes joueurs, triste aussi pour nos supporters. Nous avons tout tenté pour nous qualifier pour les quarts de finale. Devoir rentrer à la maison après un tel match est très dur. Mais le football va ainsi parfois. Il faut accepter le résultat. Nous devons féliciter l'adversaire et se dire aussi que nous avons livré un très bon tournoi."

Le verdict est toutefois bien cruel. Vous avez dominé la Pologne, mais au final, ce sont le Polonais qui joueront jeudi à Marseille contre le Portugal...

"Il nous a manqué quelque chose. Nous devons soigner les détails. Etre plus précis, plus concret. Mais les faits sont là: nous quittons le tournoi sans avoir perdu un seul match."

Quel sentiment prédomine: la frustration ? Ou la fierté d'être à la tête d'une équipe qui a tout tenté et qui a gagné le coeur de ses fans ?

"C'est vrai, l'équipe a laissé une très belle image. On a senti que les fans se sont identifiés pleinement à cette équipe de Suisse. Nous n'avons pas seulement livré des bons matches. Nous les avons joués avec passion. C'est pourquoi nous pouvons vraiment être fiers de cette équipe."

Revenons à la cruauté de ce match. Le seul joueur qui rate son penalty fut sans doute le meilleur de votre équipe sur l'ensemble du tournoi ?

"Granit Xhaka a été très fort lors de ce tournoi. Ce qui lui est arrivé lors de cette séance des tirs au but est arrivé aussi aux meilleurs joueurs du monde. Ce n'est pas Granit qui nous fait perdre le match. C'est l'équipe qui l'a perdu. Jamais nous n'aurions dû nous retrouver aux tirs au but. Mon grand regret vient de l'entame du match. Lors de la première demi-heure, nous avons été trop nerveux. Nous avons commis trop d'erreurs."

Comment jugez-vous la performance d'ensemble de votre équipe lors de cet Euro ?

"Très bonne. Tout s'est parfaitement déroulé depuis le premier jour de la préparation. Je n'ai pas vu beaucoup d'équipes jouer un aussi bon football que nous dans ce tournoi. Mais au final, bien jouer ne nous a rien rapporté. Nous avons sans doute laissé passer une chance en or..."

La Suisse pourra-t-elle dans un proche avenir bénéficier à nouveau d'une telle occasion d'écrire l'histoire comme vous l'avez souvent mentionné ?

"Il faut d'abord débrancher la prise pour moment. Les joueurs devront ensuite s'imposer à nouveau dans leur club. J'espère ensuite les retrouver en septembre avec les idées claires pour le match contre le Portugal à Bâle qui lancera notre campagne de qualification pour la Coupe du monde 2018."

Sur le plan personnel, quels sont les enseignements que vous tirez de cet Euro ?

"J'ai vécu en club de grands moments. Mais diriger une équipe nationale vous entraîne dans une autre dimension. On sent très vite que vous avez tout un pays derrière vous. J'en étais conscient, mais je l'ai mesuré pleinement durant cet Euro."

Vous avez souffert d'un réel manque de reconnaissance. Vous et une partie de l'équipe. Pensez-vous que cet Euro vous a permis de gagner la partie sur ce plan-là ?

"Je l'espère. Une qualification samedi aurait bien sûr facilité les choses... Mais je crois que nous avons gagné le respect des fans avec notre parcours en France."

ATS