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"Cette équipe de Suisse est, je le sens, une équipe taillée pour une phase finale. Ne progresse-t-elle pas à chaque match ?" A la veille du grand jour, Vladimir Petkovic y croit vraiment.

"Nous commençons à prendre goût au succès. Bien sûr, il convient de garder les pieds sur terre. Mais rien ne nous empêche de regarder plus haut", poursuit l'entraîneur de l'équipe de Suisse lequel a, bien sûr, zappé la question sur le nom de son attaquant de pointe samedi à Saint-Etienne pour ce huitième de finale contre la Pologne qui dira si l'équipe de Suisse est bien une grande équipe. Il y a donc toujours "match" entre Haris Seferovic et Breel Embolo avec toutefois un avantage pour le premier nommé.

14 tirs cadrés sur 39 tentés

Vladimir Petkovic assure que son équipe fera tout pour bénéficier de la possession du ballon comme lors de la phase de poules. "Avoir la possession procure un avantage indéniable. A condition, toutefois, de témoigner d'une très grande concentration, explique-t-il. Maintenant, nous devons nous montrer plus percutant devant le but. Nous nous sommes créés une quinzaine d'occasions en trois matches. Si nous poursuivons ainsi, les buts vont tomber." Les chiffres appuient le discours du sélectionneur. Depuis le début du tournoi, les Suisses ont cadré 14 des 39 tirs qu'ils ont armés. "Lors de nos derniers entraînements, j'ai vu des attaquants marquer. C'est bon signe, se félicite Vladimir Petkovic. Mais il faut gagner en précision samedi dans la dernière passe, dans le dernier centre."

On le sait, les Suisses ont préparé cette rencontre de manière idéale. Il y aura eu six jours entre le match de Lille et celui de Saint-Etienne et un déplacement en avion de... 30 minutes vendredi matin entre Montpellier et la cité des Verts. "C'est vrai, nous avons eu le temps de bien couper, reconnaît Vladimir Petkovic. En revanche, avoir eu 45 heures d'avance sur les Polonais qui ont joué mardi ne comptera pas. On a bien vu contre la Roumanie. Les Roumains avaient eu un jour de repos supplémentaire par rapport à nous."

"Je n'ai pas peur de la Pologne"

"Ce huitième de finale se jouera sur la forme du jour, sur un ou deux détails. Je n'ai pas peur de la Pologne. Mes joueurs n'ont pas peur de la Pologne, poursuit-il. A nous d'aller chercher la victoire !" Une victoire pour écrire l'histoire mais aussi pour, pourquoi pas, se profiler vraiment dans une partie de tableau ouverte aux outsiders. "Ce tournoi est un tournoi très équilibré où pratiquement aucune rencontre ne se gagne facilement, souligne Vladimir Petkovic. Le tableau des huitièmes de finale est tel qu'il est. Mais je ne me concentre que sur la Pologne. Je ne regarde pas plus loin".

Ce discours qui est celui de tous les tennismen - "je ne regarde jamais mon tableau..." - sonne toutefois mal. Vladimir Petkovic et ses joueurs savent qu'ils se retrouvent devant la chance de leur vie. Dans un tournoi où tout est possible, qui sait si le vainqueur de ce Suisse - Pologne, deux équipes qui n'ont jamais été en quart de finale d'un Euro, n'est pas promis à un destin à la danoise ou à la grecque ?

ATS