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Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a réagi mardi au net recul de son parti aux législatives et à la colère de la rue en promettant de renouveler le personnel politique. Dans le même temps, près de 500 manifestants de l'opposition ont été interpellés à Moscou.

Le chef du gouvernement s'est engagé à prendre en compte les aspirations à une modernisation émanant de la société russe. "Il y aura naturellement un renouvellement significatif des effectifs au sein du gouvernement", a dit Vladimir Poutine aux membres de son parti. Au Parlement, sa majorité absolue a été ramenée à 13 sièges, et son parti, Russie unie, est passé de 64 % des voix à moins de 50%.

Cette déclaration est la première montrant ouvertement l'inquiétude de l'homme fort du pouvoir russe après le scrutin de dimanche. Mais il faudra toutefois patienter, vraisemblablement après son accession à la présidence en mars, pour constater l'ampleur du renouvellement promis mardi.

500 arrestations

Mardi soir, la police russe a interpellé près de 500 manifestants de l'opposition (250 à Moscou et 200 à St-Petersbourg) qui tentaient de se rassembler pour protester contre la victoire de Russie unie aux élections.

La police n'intervenait pas en revanche contre des militants pro-pouvoir, beaucoup plus nombreux et présents de l'autre côté de la place.

Inquiétudes américaines

L'un des leaders de l'opposition, l'ex-vice premier ministre du défunt président Boris Eltsine, Boris Nemtsov, dirigeant du parti non-enregistré Parnas, a été interpellé. Le chef du parti Iabloko, Sergueï Mitrokhine, a aussi été arrêté.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a réitéré ses préoccupations sur le vote de dimanche dernier, jugeant que le scrutin n'avait été "ni libre ni équitable" après les accusations de fraude de l'opposition.

ATS