Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Franz Weber a lancé mardi à Berne la campagne en vue de la votation du 11 mars sur l'initiative visant à limiter les constructions de résidences secondaires. Le texte restreint à 20% la proportion maximale de maisons et appartements de vacances par commune.

"Veut-on un paysage recouvert de maisons du lac de Constance à Genève et des paysages de montagne défigurés par les constructions?", a clamé Franz Weber. Pour l'écologiste, l'initiative populaire "pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires" doit sauver le sol suisse.

Le texte propose des mesures pour lutter contre la pression économique, environnementale et sociale dans les zones touristiques. Dans environ un quart des communes, la part de résidences secondaires dépasse déjà les 20%. C'est notamment le cas dans les Grisons, le Valais, le Tessin et les Alpes bernoises et vaudoises, selon Helvetia Nostra.

Hausse des loyers

Huit mille résidences secondaires sont construites chaque année, dont 5000 en région de montagne. Cette inflation conduit également à une hausse des loyers insupportable pour les habitants de ces régions, a affirmé l'organisation de Franz Weber.

"Il faut arrêter cette spirale", a déclaré Philippe Roch, ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement. Le pays a besoin de logements pour ses habitants et de paysages intacts qui font la force du tourisme suisse, selon lui.

Loi révisée

"L'initiative vise à donner un instrument clair à la Confédération pour limiter le grignotement du territoire par des spéculateurs", estime-t-il. Le Parlement a adopté une révision de la loi sur l'aménagement du territoire qui va dans le sens de l'initiative. Mais elle ne donne pas les moyens d'agir contre la surconstruction.

L'initiative ne vise pas les résidences ou chalets déjà construits et, à la différence de la Lex Koller, n'est pas dirigée contre les ressortissants étrangers.

ATS