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Les Suisses ont nettement rejeté dimanche les trois objets fédéraux soumis en votation. Le non aux réseaux de soins atteint 76% et l'initiative sur les traités internationaux a été balayée par 75,3% des voix. Le texte sur l'épargne-logement a lui été rejeté à 68,9%. La participation n'a atteint que 38,5%.

La révision de la loi sur l'assurance maladie était censée promouvoir les réseaux de soins. Sur le fond, tous les acteurs soutiennent le recours au "managed care" pour réduire les coûts de la santé et rationaliser le système en évitant les doublons et les erreurs.

Mais le système d'incitation a été critiqué, les opposants y voyant une mise à mal du libre choix du médecin, ainsi qu'un chèque en blanc aux assureurs. Le projet a été soumis au peuple après un référendum de la gauche et des médecins.

L'initiative populaire "Les accords internationaux: la parole au peuple", de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), n'était soutenue que par la droite dure. Elle visait à étendre le référendum obligatoire à tous les traités portant sur des "domaines importants", entraînant une nouvelle dépense de plus d'un milliard ou des frais récurrents de plus de 100 millions de francs.

Deuxième essai

Enfin, l'initiative "Accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement", suscitait un goût de déjà-vu. Le texte de l'Association suisse des propriétaires fonciers ressemblait beaucoup à l'initiative rejetée en mars.

Durant dix ans au plus, un contribuable aurait pu déduire de son revenu imposable jusqu'à 10'000 francs par an pour acquérir ses quatre murs - les couples mariés le double. Le compte-épargne aurait été entièrement défiscalisé pour la décennie.

Ce "non" sonne le glas du modèle en vigueur à Bâle-Campagne depuis 1991. Celui-ci était déjà contraire au droit fédéral depuis 2005, mais le gouvernement cantonal a souhaité attendre le résultat de ce dernier scrutin. Dans le canton de Bâle-Campagne, il est actuellement possible de déduire des impôts le double de la somme autorisée pour le pilier 3a à des fins d'épargne-logement.

ATS