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Vote prolongé à la présidentielle en Côte d'Ivoire

La commission électorale ivoirienne a prolongé dans certains secteurs les opérations de vote de l'élection présidentielle dimanche soir, à la suite de problèmes logistiques dans de nombreuses circonscriptions. Ceux-ci ont retardé le début du scrutin.

Le vote, qui devait débuter officiellement à 07h00 locales (08h00 heure suisse), a été retardé par endroits par l'arrivée tardive du matériel - urnes et bulletins. Une heure après l'ouverture officielle des bureaux, seuls 57% d'entre eux étaient effectivement ouverts, selon la plate-forme civique POECI. Deux heures trente plus tard, ce pourcentage avait grimpé à 85%.

De ce fait, la Commission électorale indépendante (CEI) a prolongé le vote de deux heures dans les bureaux touchés par les retards. Parallèlement, les bureaux qui avaient ouvert à l'heure ont commencé les opérations de dépouillement.

Ouattara grand favori

Le président ivoirien Alassane Ouattara est le grand favori de cette présidentielle, la première depuis la guerre civile qui a fait plus de 3000 morts.

Crédité du spectaculaire redémarrage de l'économie ivoirienne, il faisait face à une opposition morcelée, ce qui devait faciliter son maintien à la magistrature suprême en dépit des appels au boycott qui pourraient dissuader certains électeurs de se rendre aux urnes.

Le dernier scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire a eu lieu en 2010, avec un retard de cinq années et dans un contexte de division du pays, le Nord étant alors aux mains de groupes rebelles tandis que le Sud restait tenu par le gouvernement.

L'élection avait tourné à la guerre ouverte entre les partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite, et ceux de son principal adversaire, Alassane Ouattara, finalement intronisé.

Conforter les investisseurs

L'élection de dimanche devait permettre de conforter les investisseurs qui ont afflué en nombre chez le premier producteur mondial de cacao, attirés par une croissance qui a avoisiné 9% au cours des trois dernières années et qui contraste avec le sort d'autres Etats africains confrontés à l'effondrement des cours des matières premières.

Principale ombre au tableau, l'appel au boycott lancé par le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo. Trois autres candidats se sont joints à cet appel, dont l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny qui accuse le pouvoir de favoriser les irrégularités pour permettre l'élection d'Alassane Ouatara.

Tandis que les dirigeants de plusieurs pays d'Afrique ont fait modifier la Constitution de manière à pouvoir rester plus longtemps en fonctions, Alassane Ouattara s'engage à respecter la limite de deux quinquennats et à se retirer en 2020 s'il est réélu dimanche.

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