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Aleksandar Vucic a les mains libres pour rapprocher la Serbie de l'Union européenne.

KEYSTONE/EPA/ANDREJ CUKIC

(sda-ats)

Le Premier ministre de la Serbie Aleksandar Vucic, élu président dès le premier tour dimanche, a les mains libres pour rapprocher la Serbie de l'Union européenne. Il affiche cette intention comme son grand dessein.

Deux obstacles à ces négociations, engagées en 2014, semblent écartés: son prédécesseur, Tomislav Nikolic, un prorusse de la même formation qu'Aleksandar Vucic, le parti progressiste (SNS, centre droit), semble promis à la retraite. Et l'ultranationaliste Vojislav Seselj, qui se plaît à faire brûler le drapeau européen, n'a pas atteint les 5% et ne pèse plus grand chose.

Reste à vaincre les réticences de son électorat, très attaché au lien historique avec Moscou et qui a du mal à se prendre de passion pour la construction européenne.

Premier ministre depuis 2014, Aleksandar Vucic, qui a obtenu un soutien massif de l'électorat dès le premier tour (55%), dispose de temps: la prochaine grande échéance électorale, les législatives, sont prévues en 2020.

Poursuite des réformes

Le prochain gouvernement sera dirigé par un Premier ministre qui sera une personnalité de confiance ne faisant pas d'ombre à l'homme fort de la Serbie. Et devrait suivre la "direction" qu'auraient choisie les Serbes en votant pour lui, selon le discours de victoire d'Aleksandar Vucic: "La poursuite des réformes, le chemin européen, tout en protégeant nos liens avec la Russie et la Chine".

Le nouveau président serbe continuera à ménager la Russie. Lundi, le Kremlin a dit sa conviction que Belgrade continuerait à "mener une politique étrangère constructive et équilibrée".

Le commissaire européen à l'élargissement, Johannes Hahn, l'a également félicité pour son résultat "convaincant" et a dit sa hâte "à travailler avec le nouveau président sur l'accession à l'UE, en tant que partenaires et amis".

Ce dossier reste toutefois pendant, la Serbie refusant de reconnaître l'indépendance de son ancienne province. Seuls cinq pays membres de l'UE sont sur la même ligne: Slovaquie, Grèce, Chypre, Roumanie et Espagne.

Le blanc-seing de l'UE

Au moment où sont menées avec l'UE les négociations sur les questions judiciaires et les droits fondamentaux, aucun responsable européen n'a émis la moindre réserve sur la campagne d'Aleksandar Vucic, accusé par l'opposition de dérive autoritaire et d'avoir les médias à sa main.

Mais au lendemain du scrutin, cette opposition apparaît en déshérence. Le plus proche poursuivant d'Aleksandar Vucic, le candidat indépendant de centre gauche Sasa Jankovic, enregistre certes un résultat honorable avec 16%.

Ce nouveau venu en politique est toutefois pour le moment dépourvu de parti, même s'il a bénéficié durant cette campagne du soutien du parti démocratique (DS).

Pour cet ancien médiateur de la République (2007-2017), "une énergie saine s'est libérée". Reste à la convertir dans les urnes.

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ATS