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Wall Street a fini incertaine jeudi, entre soulagement immédiat, après le maintien en l'état par la Réserve fédérale de son soutien à l'économie, et inquiétude sur ce qu'implique cet attentisme. Le Dow Jones a perdu 0,39%, mais le Nasdaq a pris 0,10%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 65,21 points à 16'674,74 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 4,71 points à 4.893,95 points.

Particulièrement surveillé par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,26%, soit 5,11 points, à 1990,20 points.

"Les échanges se sont avérés instables après une réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, à l'issue de laquelle la banque centrale a annoncé qu'elle maintenait ses taux (...) proches de zéro", ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Alors que planait une incertitude sans précédent depuis plusieurs années sur les intentions de la Fed, la banque centrale américaine a en effet décidé de ne pas relever ses taux, maintenus à un niveau presque nul depuis 2008.

La Bourse a beaucoup hésité après l'annonce de cette décision, puis pendant une conférence de presse de sa présidente Janet Yellen, s'orientant à plusieurs reprise dans le vert et le rouge, pour achever la séance plutôt en baisse.

"La Fed avait une occasion de relever ses taux et elle a choisi de ne pas profiter de cette occasion, alors qu'il n'y en aura peut-être plus beaucoup", a jugé Sam Stovall, de Standard & Poor's Capital IQ. "Je crois que les investisseurs sont déçus qu'elle n'ait pas agi."

Pour justifier cet attentisme, le comité monétaire de la Fed, le FOMC a fait allusion aux "récents développements dans l'économie et la finance mondiale", qui ont, selon lui "quelque peu freiné l'activité" aux Etats-Unis, et Mme Yellen s'est montrée encore plus explicite en reconnaissant que l'affaiblissement de la croissance chinoise suscitait des inquiétudes "plus vives".

"La Fed nous dit quelque chose d'extrêmement important, c'est qu'elle est beaucoup plus à l'écoute de l'économie mondiale que ne le voudrait son mandat", se résumant théoriquement à gérer l'inflation et le marché de l'emploi aux Etats-Unis, a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services. "C'est peut être ça qu'il faut retenir de cette absence de décision."

Pour le reste, "on n'a aucune idée si (une hausse des taux) va avoir lieu au mois d'octobre", a-t-il conclu. "Pour 2015, ils revoient la croissance en hausse mais pour 2016, c'est l'inverse... C'est une Fed qui ne sait plus à quel saint se vouer."

ATS