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Warren Barguil (Sunweb) a remporté la 13e étape du Tour de France entre St-Girons et Foix (101 km) pour la deuxième étape dans les Pyrénées. Fabio Aru (Astana) conserve le maillot jaune.

Toujours y croire, ne rien lâcher, voilà la motivation d'une bonne partie du peloton. Mais en ce 14 juillet, on savait que les Français avaient plus que des fourmis dans les jambes. Cocardiers, les Tricolores avaient envie de se montrer. Et Warren Barguil, si malheureux de s'être fait souffler la victoire dimanche dernier à Chambéry pour une poussière de boyau par Rigoberto Uran, n'avait pas envie de revivre ça.

Sur une étape courte et forcément nerveuse, le coureur né à Hennebont dans le Morbihan a laissé les Espagnols Contador et Landa partir en éclaireurs dans la deuxième des trois ascensions. Puis dans le Mur de Péguère, classé hors catégorie, le porteur du maillot à pois de meilleur grimpeur a refait son retard en emmenant Nairo Quintana sur le porte-bagages. Passé en tête de la dernière ascension, Barguil a attendu son heure au sprint pour signer son premier succès sur le Tour.

"C'est incroyable, a-t-il déclaré sur France 2. J'avais des super jambes. J'en ai même fait trop au pied du premier col et je n'ai pas pu suivre la cadence des Espagnols dans la deuxième ascension. Mais là je prends du plaisir comme jamais sur mon vélo et je suis tellement content de gagner un 14 juillet."

Les quatre échappés ont refait une partie de leur retard au général et un regroupement s'est opéré puisque le groupe maillot jaune avec Aru, Froome, Uran et Bardet est arrivé avec 1'48 de retard. Huitième du classement, Quintana n'est plus qu'à 2'07 d'Aru. Autant dire que les étapes alpines seront captivantes dans la lutte pour le maillot jaune.

Fabio Aru va d'ailleurs devoir terminer ce Tour sans son lieutenant Jakob Fuglsang. Tombé mercredi et touché au poignet gauche, malade jeudi, le Danois vainqueur du dernier Dauphiné a dû mettre la flèche à droite. Dès les premiers kilomètres de l'étape, le coureur d'Astana est apparu en queue de peloton et ce n'était plus qu'une question de temps avant que Fuglsang ne décide à mettre pied à terre.

Samedi, le peloton partira de Blagnac dans la banlieue de Toulouse pour rejoindre Rodez. Un périple de 181,5 km avec un profil plutôt accidenté sur les cent derniers kilomètres. Une étape qu'un puncheur comme Michael Albasini a peut-être entouré dans son calendrier de course. Deux cols de troisième catégorie et un final en pente pourrait convenir au Thurgovien. La côte de St-Pierre à Rodez en fait peut-être que 570 mètres de long, mais c'est avec un pourcentage de 9,6%.

ATS