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Les Etats-Unis ont levé vendredi une partie des restrictions pesant sur les sociétés américaines voulant commercer avec Cuba, tout en facilitant les déplacements entre les deux pays. Il s'agit de la dernière initiative en date pour alléger l'embargo imposé à l'île.

Les nouvelles réglementations concernent notamment les voyages de même que les secteurs des télécommunications, des services internet et des banques. Elles autorisent aussi les sociétés américaines à s'implanter à Cuba.

"Une relation plus forte et ouverte entre les Etats-Unis et Cuba est susceptible de créer des opportunités économiques pour les Américains comme les Cubains", déclare le secrétaire au Trésor, Jack Lew, dans un communiqué. Les précédentes limites sur le montant des transferts de fonds des migrants vers Cuba, 2000 dollars de dons par trimestre, seront entièrement levées, détaille notamment le Trésor.

Des ressortissants américains pourront aussi légalement ouvrir des bureaux ou commerces sur l'île, selon ces mesures qui sont toutefois sans effet sur l'embargo économique décrété en 1962 contre Cuba. Les mesures annoncées vendredi étendent également les possibilités pour les Américains de se rendre à Cuba, notamment pour des raisons familiales ou mener des projets humanitaires, selon le Trésor.

"En allégeant davantage ces sanctions, les Etats-Unis contribuent à soutenir les efforts du peuple cubain pour parvenir à la liberté politique et économique nécessaire pour construire un Cuba démocratique, prospère et stable", ajoute M. Lew.

Obama et Castro parlent

Cet allègement, le deuxième depuis janvier, marque une nouvelle étape du dégel entre les deux anciens pays ennemis qui a culminé avec le rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et la Havane le 20 juillet et la réouverture des ambassades.

Le président cubain, Raul Castro, et son homologue américain, Barack Obama, se sont entretenus au téléphone dans la foulée. Ils ont évoqué la visite du pape François, qui arrive samedi à Cuba et l'assouplissement des restrictions commerciales visant Cuba.

Le pape François a joué un rôle d'intermédiaire entre les deux pays, facilitant notamment l'ouverture de discussions secrètes entre diplomates cubains et américains.

"Le président Raul Castro a souligné la nécessité d'intensifier la recherche de nouveaux assouplissements et celle de lever définitivement la politique de blocus, pour le bénéfice des deux pays", dit un communiqué de la présidence cubaine.

A Washington, la Maison Blanche s'est aussi fait l'écho de cette conversation. Elle a indiqué que les deux chefs d'Etat avaient "discuté des étapes que les Etats-Unis et Cuba pouvaient franchir, ensemble et individuellement, pour faire progresser la coopération bilatérale". Ni la Maison Blanche, ni la présidence cubaine n'ont en revanche indiqué qui avait eu l'initiative de cette conversation.

ATS