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Washington veut discuter avec Moscou de la situation en Syrie: "Si nos deux pays travaillent ensemble à l'établissement d'une stabilité sur le terrain, cela jettera les bases d'un progrès sur le règlement de l'avenir politique de la Syrie", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

KEYSTONE/FR170079 AP/CLIFF OWEN

(sda-ats)

Les Etats-Unis sont disposés à discuter avec la Russie d'efforts communs pour stabiliser la situation en Syrie, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Des zones d'exclusion aérienne pourraient être mise en place.

"Si nos deux pays travaillent ensemble à l'établissement d'une stabilité sur le terrain, cela jettera les bases d'un progrès sur le règlement de l'avenir politique de la Syrie", a déclaré Rex Tillerson dans un communiqué publié à deux jours de l'ouverture du sommet du G20 en Allemagne.

Washington souhaite notamment discuter avec Moscou de l'envoi d'observateurs sur le terrain pour contrôler l'application d'un cessez-le-feu et de la coordination de l'envoi de l'aide humanitaire à la population syrienne.

Le secrétaire d'Etat estime en outre que la Russie, principal allié du régime syrien, a le devoir d'empêcher l'utilisation d'armes chimiques par le gouvernement du président syrien Bachar al Assad. Washington a menacé le régime syrien de riposter s'il lançait une nouvelle attaque de ce type.

Décisions risquées

Donald Trump rencontrera pour la première fois vendredi en tête-à-tête son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg. La Syrie devrait figurer au programme des discussions, a précisé Rex Tillerson.

En janvier, Donald Trump a dit vouloir créer en Syrie des zones de sécurité pour protéger les déplacés et les réfugiés, mais faute d'accord avec Moscou, un tel plan serait synonyme de décisions risquées sur le plan militaire.

Dans le cadre des négociations d'Astana, Russie, Turquie et Iran ont constitué mercredi un groupe de travail pour finaliser la création de "zones de désescalade" en Syrie, où forces gouvernementales et rebelles doivent cesser tout combat. L'annonce laisse supposer qu'ils ne sont pas parvenus à s'entendre sur ce point, comme l'espérait Moscou.

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ATS