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L'accord de réconciliation entre le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah a suscité des scènes de joie dans la bande de Gaza: des milliers de personnes sont descendues dans la rue, certaines chantant des chansons célébrant l'unité palestinienne et distribuant des confiseries.

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER

(sda-ats)

Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements dévastateurs. Israël et les Etats-Unis ont réagi dans la foulée.

Le premier pays a rapidement signifié qu'il ne traiterait pas avec un gouvernement d'unité palestinien si celui-ci ne reconnaissait pas Israël et ne désarmait pas le Hamas. Une réconciliation avec le Hamas "ne fait que compliquer" la recherche de la paix avec Israël, a estimé le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le second a "salué l'effort" tout en limitant sa réaction à l'aspect humanitaire. "Nous allons suivre de près ces développements", a affirmé la porte-parole du département d'Etat Heather Nauert devant la presse à Washington. "Nous y voyons un pas potentiellement important pour que l'aide humanitaire parvienne à ceux qui vivent là-bas", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a félicité Mahmoud Abbas pour l'accord et apporté le soutien de l'ONU à l'Autorité palestinienne, tout en rappelant l'urgence de s'occuper de la crise humanitaire à Gaza. La Ligue arabe a également salué l'accord, y voyant une "garantie essentielle" vers la création d'un Etat palestinien.

Scènes de joie

L'accord a suscité des scènes de joie dans la bande de Gaza, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue, certaines chantant des chansons célébrant l'unité palestinienne et distribuant des confiseries. "Aujourd'hui, je vois des sourires et de l'espoir sur le visage des jeunes, nous sommes tous optimistes", a déclaré le Gazaoui Abed al-Haleem Saed.

L'Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, assumera d'ici au 1er décembre "toutes les responsabilités" dans la bande de Gaza, ont indiqué les Renseignements égyptiens, qui ont parrainé les négociations. La région est actuellement gouvernée sans partage par le Hamas.

Les deux camps se donnent jusqu'à cette date pour régler tous leurs différends. Une nouvelle réunion est prévue au Caire le 21 novembre pour discuter de la formation d'un gouvernement d'unité. Les termes de l'accord ont été divulgués de manière fragmentaire et des questions essentielles semblent rester en suspens.

Dix ans

Mais le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a salué ce moment auprès de l'AFP comme "l'accord final pour mettre fin aux divisions" palestiniennes. Il ne s'est plus rendu à Gaza depuis dix ans.

Le Hamas avait évincé l'Autorité palestinienne et ses forces de sécurité de Gaza en 2007, au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah. L'Autorité, dominée par le Fatah, n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 50 ans.

Toutes les tentatives de réconciliation ont échoué jusqu'alors.

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ATS