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"C'était une semaine de rêve, malgré les difficultés rencontrées sur le court": difficile vainqueur de Mischa Zverev en finale du Geneva Open, Stan Wawrinka ne boudait pas son plaisir.

"J'ai pu compter sur un soutien énorme de la part du public. J'ai même été surpris de l'accueil, qui était encore meilleur que les années précédentes", a poursuivi devant la presse le Vaudois, qui avait déjà été sacré l'an dernier dans l'écrin du Parc des Eaux-Vives.

"C'est un très beau titre", a-t-il enchaîné. "Un titre, c'est toujours quelque chose de particulier. En plus je me suis imposé en Suisse, et c'est mon premier titre de l'année. Les émotions étaient très fortes. Et cela me permet de retrouver la confiance qui me manquait jusqu'ici sur terre battue", s'est-il réjoui.

"Mais c'était une semaine éprouvante, tant physiquement que mentalement. J'ai deux jours devant moi pour récupérer", a nuancé Stan Wawrinka, qui disputera son 1er tour de Roland-Garros mardi face au qualifié slovaque Jozef Kovalik. "La fraîcheur mentale sera primordiale pour aller loin à Paris. Pour le reste, je sais que je joue bien au tennis et je me sens bien sur le plan physique", a-t-il précisé.

"Un titre, cela remplit forcément le verre d'eau de la confiance. Mais le verre d'eau est à moitié vide si l'on considère l'énergie que j'ai dépensé cette semaine", a imagé Stan Wawrinka, qui a désormais l'habitude de jouer en compétition pendant la semaine qui précède Roland-Garros: "C'était ma crainte par rapport à ce tournoi de Genève. Mais quand je m'engage, je le fais à fond. J'ai donc adapté ma programmation afin d'être prêt à enchaîner ces quatre à cinq semaines d'affilée sur terre battue", a-t-il expliqué.

"Le côté négatif, c'est que je joue pendant une semaine complète juste avant un Grand Chelem, ce qui n'est pas évident. Le côté positif, c'est que je peux jouer des matches sans avoir à puiser dans mon énergie pendant cinq jours à Paris pour faire monter la pression avant Roland-Garros", a analysé le Vaudois. "J'ai vu après ma première participation au Geneva Open que j'étais mentalement plus frais en arrivant à Paris que les années précédentes. Je n'avais pas forcément bien joué ici (réd: il avait échoué le jeudi en quart de finale), mais j'avais ensuite conquis le titre à Roland-Garros", a-t-il rappelé.

La pression est-elle différente à l'heure d'aborder Roland-Garros par rapport à l'an dernier, lorsqu'il avait un titre à défendre à Paris? "La pression, je me la mets moi-même. Le fait d'avoir déjà gagné Roland-Garros m'en enlève. Ce titre, on ne peut pas me l'enlever", a encore lâché un Stan Wawrinka serein à l'heure d'aborder le deuxième tournoi majeur de la saison.

ATS

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