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Stan Wawrinka a fait une confession aussi rare qu'étonnante après son triomphe en finale de l'US Open.

Le Vaudois a reconnu qu'il s'était mis à pleurer juste avant d'entrer sur le court, rattrapé par la nervosité et la tension accumulées lors du tournoi "le plus dur" de sa carrière.

Stan Wawrinka, comment avez-vous abordé cette finale face à Novak Djokovic ?

"Je n'ai jamais été aussi nerveux avant une rencontre. Aux vestiaires, je tremblais. Et, quatre à cinq minutes avant d'entrer sur le terrain, je me suis même mis à pleurer. Je me sentais vraiment, vraiment pas bien. J'ai dû me faire violence pour me ressaisir."

Pourquoi étiez-vous autant nerveux ?

"Je ne suis plus tout jeune (réd: 31 ans), et je veux saisir la moindre opportunité avant qu'il ne soit trop tard. Et puis, quand on est en finale d'un Grand Chelem, on veut la gagner à tout prix. En finale, on est à la fois très près et très loin du trophée. Et c'est pour ça que j'étais si nerveux."

Etait-ce la même pression que pour vos précédentes finales en Grand Chelem ?

"Non. Je me sentais aussi tendu à Roland-Garros, mais pas à ce point. Tandis que ma première finale, à l'Open d'Australie, je l'avais abordée sans pression. Je voulais évidemment la gagner, mais j'étais déjà content d'être en finale."

Comment avez-vous fait pour évacuer cette tension face à Novak Djokovic ?

"Lors des premiers jeux, cela a été très dur. J'ai dû attendre jusqu'à 5-2 dans la première manche pour vraiment me libérer, pour me dire: 'maintenant, il y a un match'. Pour trouver ce relâchement, j'ai essayé de multiplier les longs échanges. Le but était de me faire mal. Je voulais que la douleur physique m'empêche de tergiverser, que je puisse enfin me focaliser sur l'essentiel, sur mon jeu."

Vous avez beaucoup parlé de souffrance durant cette quinzaine...

"Oui, car c'est le tournoi le plus dur physiquement et mentalement que j'ai dû disputer. J'ai dû puiser au plus profond de moi, notamment lors de mes trois derniers matches (réd: contre Juan Del Potro, Kei Nishikori et Novak Djokovic). Je me suis fait mal comme jamais."

Cela valait toutefois la peine, car vous voilà désormais avec trois titres en Grand Chelem. Qu'est-ce que cela représente à vos yeux ?

"C'est presque impensable. Quand j'ai entamé ma carrière, je n'ai jamais rêvé gagner un Grand Chelem. Cela me paraissait si loin... Mais j'ai franchi les paliers petit à petit. Et à force de persévérance, à force de repousser mes limites à l'entraînement et en match, les résultats sont arrivés. Mais je le répète, cela n'a jamais été dans mon plan de carrière de gagner de tels tournois."

Vous avez gagné trois des quatre tournois du Grand Chelem. Pensez-vous maintenant compléter votre collection avec un titre à Wimbledon ? Ou même devenir no 1 mondial ?

"C'est trop loin, beaucoup trop loin. Et je ne raisonne pas de cette façon. Mon but est de continuer de m'améliorer, et on verra après où cela me mène. Pour la place de no 1 mondial, Novak a énormément d'avance. Et il est si régulier durant la saison, beaucoup plus que moi. Quant à Wimbledon, je sais que je peux bien jouer sur gazon. Mais je rappelle que je ne suis jamais allé plus loin que les quarts de finale dans ce tournoi."

Lors de la remise de votre trophée, sur le court, vous avez rendu hommage aux victimes du 11 septembre. Etait-ce prévu ?

"Non, mais je trouvais bien de rappeler qu'il y a des choses plus importantes dans la vie que le tennis. Je me souviens d'ailleurs très bien du 11 septembre 2001. J'étais sur un tournoi satellite à Echallens et un joueur américain nous avait appris la nouvelle. Cela m'avait marqué."

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