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Au lendemain de la manifestation non autorisée contre le WEF 2012 à Berne, la police cantonale entend dénoncer plus de 150 activistes pour émeute. Samedi, elle a arrêté et contrôlé au total 172 personnes, faisant partie de deux groupes distincts, encerclés près de la gare.

Les manifestants interpellés ont été transportés dans des locaux ad hoc installés la semaine dernière dans un parking du nord-ouest de la ville, où certains ont été retenus durant plusieurs heures. Les derniers ont été relâchés vers minuit.

La police a déposé 153 plaintes pour émeute. Par ailleurs, plusieurs manifestants seront dénoncés pour violences et menaces envers fonctionnaires, infractions à la loi sur les armes et port de cagoule. Une personne est en outre recherchée.

Important dispositif

Avec un gros dispositif, la police a ainsi étouffé dans l'oeuf la manifestation. Des centaines de policiers de quatre cantons (BE, GE, ZH et BS) étaient engagés, a appris un journaliste de l'ats sur place.

Une partie des manifestants a été encerclée devant la gare, contrôlée et fouillée. Un canon à eau était également prêt à intervenir. Une manifestante équipée d'un mégaphone a vainement invité les policiers à laisser le cortège suivre le parcours prévu.

Un autre groupe de 100 à 120 personnes en provenance du centre alternatif de la Reithalle a également été stoppé par la police, qui a essuyé des jets de pétards et d'objets divers. Des sprays au poivre, des pétards, des cagoules et des casques ont été saisis.

Réactions partagées

Le municipal de la police avait annoncé dans le courant de la semaine que tout serait entrepris afin d'éviter des débordements. Interrogé par l'ats, il a estimé dimanche que le bilan de l'opération était positif, soulignant qu'il avait été impossible de contacter les organisateurs de la manifestation.

Les réactions politiques sont partagées. L'organisation AntiRep a jugé l'intervention policière injustifiée et disproportionnée. La gauche et les Verts demandent une enquête indépendante, tandis que l'UDC, le PLR et le PDC saluent l'action conséquente des autorités.

ATS