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Une juge militaire américaine a estimé jeudi que Bradley Manning, taupe présumée de WikiLeaks, pouvait être jugé pour "collusion avec l'ennemi", crime théoriquement passible de la peine de mort, pour avoir permis la diffusion sur Internet d'informations sensibles.

La juge en question, le colonel Denise Lind, a rejeté une requête de la défense de Manning qui demandait l'abandon de ce chef d'accusation, le plus grave des 22 portés contre le soldat de 24 ans, lors d'une audience préliminaire devant la justice militaire à Fort Meade (Maryland, est), près de Washington.

Cette décision est un nouveau revers pour Manning: mercredi, la juge avait déjà rejeté l'abandon de toutes les accusations demandé par ses avocats, selon qui l'accusation a manqué à son obligation de partager des informations importantes avec la défense.

Manning est apparu à l'audience vêtu d'un uniforme bleu. Dans la salle se trouvaient des soutiens du jeune soldat, vêtus de tee-shirts réclamant "la vérité" et qui affirment que Manning est un prisonnier politique.

Preuves

La juge Lind a indiqué qu'elle donnerait des instructions sur ce que l'accusation devra prouver lors du procès. Les procureurs devront ainsi montrer que Manning a transmis "en connaissance de cause" et sans autorisation des informations classifiées à l'ennemi "via des moyens indirects", a-t-elle précisé.

Mais selon la défense de Manning, les procureurs devront prouver que Manning avait "l'intention malveillante" d'aider Al-Qaïda lorsqu'il a transmis les documents à WikiLeaks. Sinon, chaque soldat soupçonné d'avoir révélé des secrets sur Internet pourrait être poursuivi pour "collusion avec l'ennemi", assure la défense.

Bradley Manning est accusé d'avoir transmis à WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et 260'000 dépêches du département d'Etat. L'organisation créée par Julian Assange les avait ensuite mis en ligne, déclenchant une tempête dans la diplomatie mondiale.

ATS