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Un ancien hacker informatique est venu témoigner mardi dans le procès du soldat américain Bradley Manning. Celui-ci est accusé d'être la source de la fuite de câbles diplomatiques confidentiels publiés en 2010 par le site WikiLeaks.

Le témoin, Adrian Lamo, a déclaré que Manning l'avait initialement contacté par courriel en mai 2010. Les deux hommes ont alors entamé une conversation instantanée sur Internet à propos de câbles diplomatiques et de vidéos militaires que le soldat affirmait avoir téléchargés d'un réseau confidentiel auquel il avait accès.

Moins d'une journée plus tard, Lamo contactait Timothy Webster, un ancien agent du contre-renseignement militaire, afin de lui demander qui contacter au sujet des informations que Manning lui transmettait.

"Actes si énormes"

"Ce que je lisais dans les chats correspondait à l'admission d'actes si énormes que cela appelait une réponse", a répondu Lamo lorsque le tribunal l'a interrogé sur les raisons qui l'avaient poussé à alerter les autorités militaires.

Le témoignage de l'ancien hacker intervenait au cinquième jour de la procédure visant à déterminer s'il existe contre Manning des preuves en nombre suffisant pour le traduire en cour martiale. Accusé notamment d'assistance à l'ennemi, il encourt dans ce cas la prison à perpétuité.

Les avocats de Manning plaident pour leur part que leur client souffrait de nombreux problèmes émotionnels, qui auraient dû pousser ses supérieurs à révoquer son droit d'accès à des informations confidentielles.

ATS