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Tennis - L'élimination inconcevable de Rafael Nadal au 2e tour de Wimbledon face au 100e mondial, le Tchèque Lukas Rosol, a de multiples conséquences.
Sa défaite rebat les cartes pour le classement mondial, les Jeux olympiques et la fin du tournoi. L'Espagnol ne s'était plus incliné aussi tôt dans un tournoi du Grand Chelem depuis 2005, à Wimbledon déjà. Il avait fêté quelques jours plus tôt ses 19 ans et ne faisait que sa deuxième apparition à Londres.
Depuis, Rafael Nadal s'est imposé deux fois au All England Club, en 2008 face au maître Roger Federer et en 2010, prenant part à cinq des six dernières finales. Le voir perdre contre quelqu'un, âgé comme lui de 26 ans mais qui n'avait jusque-là remporté que quatre matches en Grand Chelem, est un choc absolu.
Ce revers arrive au mauvais moment pour le gaucher majorquin. Sa victoire à Roland-Garros avait renversé la dynamique dans son duel avec Novak Djokovic. Le Serbe l'avait dominé en finale des trois précédents tournois du Grand Chelem et avait semblé prendre l'ascendant psychologique. L'échec londonien est donc un coup d'arrêt aux ambitions de Rafa, qui va perdre 1165 points au classement ATP.
Il va très probablement voir Roger Federer lui reprendre la 2e place mondiale. Quant à celle de no 1, elle est désormais pratiquement hors de portée pour cette année. Seul le Bâlois peut menacer Novak Djokovic. Il détrônera d'ailleurs le Serbe s'il s'adjuge son septième Wimbledon, ce qui lui permettrait d'égaler le record de Pete Sampras avec une 286e semaine passée en tête du classement mondial.
Rafael Nadal, qui est apparu en difficulté physiquement, se retrouve aussi sous pression en vue des JO de Londres. Il est le tenant du titre, mais ne sera pas le premier des favoris sur le gazon de Wimbledon. Cette défaite donnera des idées à beaucoup, dans une compétition disputée sous un format en trois sets (hormis la finale) plus à même de favoriser les surprises ou les desseins d'un Roger Federer désormais emprunté lorsqu'il doit enchaîner les défis physiques face à ses deux principaux rivaux.
L'élimination de Rafael Nadal a aussi d'évidentes conséquences sur la suite de Wimbledon. Sans lui, un gouffre béant s'ouvre dans le bas du tableau. Jo-Wilfried Tsonga (no 5), demi-finaliste l'an passé, semble bien placé pour s'y engager. Un autre joueur voit là une belle opportunité: Andy Murray (no 4) peut déjà s'imaginer disputer une première finale à Londres. Mais les attentes d'une nation qui espère un vainqueur dans un tournoi du Grand Chelem depuis 76 ans vont être décuplées.

ATS