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Football - Le patron de Neuchâtel Xamax Bulat Chagaev dénonce une "campagne de dénigrement" contre lui, à l'origine de la rupture de ses relations d'affaires avec les banques suisses.
Dans une interview au "Matin", il affirme avoir les moyens financiers de ses ambitions pour le club neuchâtelois.
"Bien sûr que j'ai la solidité financière qu'il faut pour mener Xamax en tête du Championnat", affirme l'homme d'affaires tchétchène, en réponse notamment aux poursuites à hauteur de 3,3 millions de francs lancées contre le club le mois dernier. "Toutes ces factures qui font partie du lot de 3,3 millions datent de l'époque de M. Bernasconi (ndlr: l'ancien président), dit-il. "Le deal (de reprise) ne prévoyait pas que je doive payer pour les erreurs commises avant mon arrivée. (...) J'ai découvert tellement d'irrégularités en reprenant les affaires de Xamax (...)."
M. Chagaev se dit convaincu qu'il "existe une campagne pour me faire partir et dédouaner de leurs responsabilités les anciens dirigeants". Aujourd'hui, d'autres chercheraient à "récupérer les gâteau".
Interrogé sur la question, le patron de Xamax reconnaît ouvertement que "le Credit Suisse à Neuchâtel et toutes les autres banques du canton (lui) ont signifié la rupture de nos relations d'affaires". Ces mesures ont été prises après que M. Chagaev a rompu avec le traditionnel Club des amis de Xamax. "Actuellement, je n'ai plus de banque, y compris pour mes sociétés à Genève", déplore-t-il.
Selon M. Chagaev, cet isolement financier résulte de la campagne dont il est victime, insinuant qu'il blanchit de l'argent. "Si on veut blanchir, on choisit un moyen plus discret qu'un club de foot", relève-t-il.
Après la prise de pouvoir des "indépendantistes" en Tchétchénie, M. Chagaev dit avoir reconstruit son business dans les engrais agrochimiques, à la fin des années 90. "Avec les bénéfices, j'ai créé trois sociétés, qui travaillent encore à l'heure actuelle avec les Bourses de New York, Hongkong et Séoul", précise-t-il.

ATS