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Effacé samedi à Lens contre l'Albanie dans une rencontre qui était très spéciale pour lui, Xherdan Shaqiri s'est livré devant la presse. Sans retenue.

Que peut-on attendre de l'équipe de Suisse lors de cet Euro ? On parle d'une génération dorée. Le sélectionneur évoque lui une équipe de battants...

"Nous avons toujours été présent dans les matches importants. Nous avons obtenu les résultats qui nous étaient demandés. Et c'est cela qui compte."

Mais que rêvez-vous pour cet Euro ?

"Gagner un tel tournoi est le rêve de tous les joueurs. Mais nous devons garder les pieds sur terre. Je me dis toujours que nous sommes la "petite Suisse". Mais nous sommes capables d'être l'équipe surprise de ce tournoi. Parler de le gagner me semble toutefois hors de propos."

Oui, mais quel est l'objectif poursuivi ?

"Le premier est de sortir du groupe. Avec l'équipe que nous formons, cet objectif est légitime. Après tout est ouvert. Tout peut se produire dans un match."

Comme lors du huitième de finale de la Coupe du monde contre l'Argentine à Sao Paulo où il vous a manqué 3 centimètres pour aller aux tirs au but ?

"Même si nous l'avons perdu, ce match fut l'un des plus beaux de l'équipe de Suisse. Nous l'évoquons souvent ensemble au sein de l'équipe. Nous l'avions joué avec une énorme passion. Chacun avait livré une très grande performance individuelle."

Mais l'issue ne fut-elle pas si cruelle ?

"C'est vrai. La déception fut immense. Sur le plan émotionnel, ce fut très intense. Le décès quelques heures avant du coup d'envoi du frère d'Ottmar Hitzfeld avait donné un caractère encore plus fort à ce huitième de finale."

Cette pression que vous avez pu ressentir il y a deux ans à Sao Paulo ou samedi dernier à Lens n'est-elle pas trop forte ? On a le sentiment qu'elle vous accompagnera toujours.

"Les gens attendent beaucoup de moi. Il n'est pas aisé de justifier ces attentes. C'est vrai, j'ai une belle carte de visite et j'ai réussi des choses que d'autres ne réussiront jamais. Je suis un joueur qui peut faire la différence sur un but ou sur une passe. Vladimir Petkovic est dans le vrai en affirmant que l'équipe a besoin de Shaqiri et que Shaqiri a besoin de l'équipe. Et je suis très heureux de l'harmonie qui peut régner sur le terrain et en dehors du terrain:"

Les adversaires mesurent le danger que vous représentez. Ils savent qu'ils doivent vous stopper en premier lieu. Ne pensez-vous que votre jeu n'a plus de secret pour eux ?

"Cette situation ne date pas d'aujourd'hui. Il y a deux ans au Brésil, j'avais déjà le plus souvent deux adversaires sur moi. Je pense être capable de bien composer avec cette donne. En doublant le marquage sur moi, l'adversaire libère des espaces. A moi de jouer entre les lignes, d'être l'homme de la dernière passe comme un no 10 ou de... marquer."

Que vous a apporté votre première année à Stoke City ?

"La Premier League est un championnat dans lequel des investissements se réalisent chaque jour. Où à chaque journée, il y a des grands chocs. Un joueur qui brille en Angleterre acquiert très vite une autre dimension. Cette saison m'a beaucoup apporté. Pour une première raison: j'ai progressé dans les duels. Il le faut tout simplement pour tenir le choc à l'entraînement."

Vous avez débuté en équipe de Suisse à 18 ans, juste avant la Coupe du monde 2010. A 24 ans, vous comptez déjà 54 sélections...

"Je sais d'où je viens. Je n'oublierai jamais mes premiers pas en sélection. Je regarde mes statistiques avec une certaine fierté. Il n'y a pas beaucoup de joueurs suisses qui ont connu ou qui connaissent un tel parcours. A mes yeux, l'équipe de suisse conserve toujours une très grande importance. Disputer une Coupe du monde ou un Euro n'est pas donné à tout le monde."

Granit Xhaka a fait le choix de jouer toujours pour la Suisse alors que le Kosovo vient d'être autorisé à jouer les compétitions officielles. Le temps n'est-il pas venu pour vous de vous prononcer d'une manière claire ?

"Je vous retourne la question: que répondrez-vous si l'entraîneur du Kosovo vous appelle et vous dit que vous êtes le prochain capitaine du Kosovo ?

Cette question demeure-t-elle ouverte ?

"Je n'ai pas reçu un tel coup de téléphone. Je n'ai rien à décider. Je me concentre sur cet Euro. Je porte le maillot de l'équipe de Suisse. Je donne tout pour cette équipe de Suisse comme je j'ai toujours fait. Je ne peux pas faire plus, non ?"

ATS