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Le Yémen est en proie au chaos, en plein conflit interne avec les rebelles Houthis, notamment (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Le groupe Etat islamique (EI) a signé dimanche au Yémen un nouvel attentat-suicide qui a fait 41 morts et 50 blessés parmi des recrues de la police. L'attaque s'est produite dans une région du sud-est du pays qui était jusqu'à récemment la chasse gardée d'Al-Qaïda.

Après avoir échappé à cet attentat, le chef de la police de la province du Hadramout, le général Moubarak al-Oubthani, a été légèrement blessé dans un deuxième attentat à l'explosif devant son bureau. Six de ses gardes du corps ont trouvé la mort, selon une source de la sécurité.

Tôt dimanche matin, un kamikaze a actionné sa ceinture d'explosifs parmi des dizaines de jeunes rassemblés dans un centre de recrutement de la police à Fuwah, dans la banlieue sud-ouest de Moukalla, chef-lieu du Hadramout, a indiqué un responsable provincial.

Le bilan de cet attentat-suicide est désormais de 41 morts, dix des 62 blessés ayant succombé à l'hôpital, ont indiqué en début de soirée des sources médicales. Un précédent bilan faisait état de 31 morts.

Deuxième coup pour l'EI

L'EI, de plus en plus actif dans le sud du Yémen, a revendiqué l'attentat. Il a indiqué qu'un de ses combattants, identifié comme étant Abou al-Baraa al-Ansari, avait mené l'action-suicide contre "les apostats des forces de sécurité, faisant environ 40 morts et des dizaines de blessés" à Fuwah.

Il s'agit de la deuxième opération revendiquée dans ce secteur par l'EI qui n'avait pas auparavant fait acte de présence dans la vaste province du Hadramout. Il s'agit plutôt d'un des principaux bastions d'Al-Qaïda, fortement implanté depuis une vingtaine d'années dans le sud du Yémen.

Jeudi, l'EI avait revendiqué une attaque meurtrière contre l'armée yéménite à Khalf, à l'est de Moukalla. Trois attentats-suicide à la voiture piégée y avaient fait, selon un responsable militaire, au moins 15 morts.

Pays en chaos

Les attaques, revendiquées ou attribuées à des groupes djihadistes, contre des symboles de l'Etat se sont multipliées ces derniers mois dans ces régions, dans une apparente tentative d'entraver les efforts du gouvernement de remettre sur pied l'armée et les forces de sécurité.

Le Yémen est en proie au chaos depuis l'entrée en septembre 2014 dans la capitale Sanaa de rebelles Houthis, accusés par l'Arabie sunnite voisine de liens avec l'Iran chiite. Des pourparlers de paix, engagés le 21 avril sous l'égide de l'ONU, se poursuivent à Koweït sans aucune percée vers un règlement. Le conflit a fait plus de 6400 morts, 30'000 blessés et 2,8 millions de déplacés.

ATS