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Des combattants d'Al-Qaïda ont pris sans grande résistance lundi le contrôle de la ville de Radah, au centre du Yémen, à 130 km au sud-ouest de Sanaa, la capitale. Ils ont attaqué la prison et libéré une centaine de détenus. Un accrochage avec l'armée a causé la mort de deux militaires.

"Al-Qaïda a pris le contrôle de Radah, a déclaré à l'AFP un responsable de la province de Bayda, là où se situe Radah. Les forces gouvernementales se sont retirées vers leurs bases et les combattants extrémistes les ont remplacées sur les barrages de contrôle de la ville, a-t-il précisé.

Détenus libérés

Les militants d'Al-Qaïda ont pris d'assaut la prison de la ville, libérant plus d'une centaine de détenus, dont des membres de la mouvance extrémiste, selon des sources tribales.

Deux militaires ont également été tués en tentant de s'opposer à l'assaut contre la prison, seule résistance aux combattants intégristes lors de la prise de contrôle de la ville, selon un responsable local.

A deux heures de Sanaa

La prise de cette ville rapproche de la capitale yéménite les combattants islamistes, qui contrôlaient jusqu'à présent des localités du sud et de l'est du pays.

Les hommes du réseau extrémiste sont désormais à deux heures de route de Sanaa et peuvent contrôler le noeud routier stratégique qui relie la capitale aux régions du sud et du sud-ouest du Yémen.

De nombreux habitants de la ville de Bayda, le chef-lieu de la province du même nom, ont manifesté pour demander la démission du gouverneur et des responsables régionaux de sécurité qu'ils ont accusés d'avoir "livré Radah à Al-Qaïda".

Al-Qaïda a mis à profit l'affaiblissement du pouvoir central à Sanaa, confronté depuis janvier 2011 à une révolte populaire contre le président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer sa présence dans le sud et l'est du pays.

ATS