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Les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh ont tiré vendredi matin à l'artillerie sur Taëz, deuxième ville du Yémen, au lendemain de l'arrivée à Sanaa d'un émissaire de l'ONU. Elles ont tué neuf personnes, dont un enfant, et blessé des dizaines d'autres, selon une source médicale.

Les morts sont des civils. Parmi eux figurent deux femmes et un enfant de neuf ans, a précisé cette source.

Les forces de sécurité ont commencé à ouvrir le feu peu après minuit, sur la zone de la Place de la Liberté, dans le centre de Taëz, où des manifestants s'étaient réunis pour appeler à la chute du président Saleh, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Les bombardements se sont intensifiés vendredi matin, ciblant les quartiers de Raoudha et de Zaïd Al-Mouchky, où les protestataires contre le régime yéménite sont particulièrement actifs, selon la même source.

Emissaire de l'ONU

Un manifestant avait déjà été tué jeudi et neuf autres blessés par les forces loyalistes alors que des protestataires défilaient pour réclamer que M. Saleh soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI).

Ce regain de violences a coïncidé avec l'arrivée jeudi à Sanaa de l'émissaire des Nations unies au Yémen, Jamal Benomar, pour tenter d'amener le pouvoir et l'opposition à conclure un accord sur la transition dans le pays.

M. Benomar a émis l'espoir que sa nouvelle mission "soit l'occasion de régler les questions encore en suspens" au sujet de l'application d'un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe.

Immunité

Ce plan prévoit la démission du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

Mais M. Saleh, accusé par les protestataires de corruption et de népotisme, a refusé jusqu'ici de signer le plan élaboré au printemps, accentuant la tension dans le pays où la répression du mouvement de contestation du régime a fait des centaines de morts et des milliers de blessés depuis janvier.

ATS