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Le port d'al-Hodeidah a été ciblé à plusieurs reprises durant le conflit au Yémen (archives).

KEYSTONE/EPA HOUTHI GROUP/HOUTHI GROUP/HANDOUT

(sda-ats)

La décision de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen de fermer les ports et les accès aériens et terrestres impacte l'aide humanitaire. L'ONU a appelé mardi à Genève ce pays à laisser entrer nourriture, carburant et médicaments.

Il est "absolument urgent" que cette mesure soit abrogée alors que "la situation est déjà catastrophique", a estimé devant la presse un porte-parole du Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA). Les déplacements des employés des institutions sont également impactés par les restrictions.

Quelque sept millions de Yéménites dépendent uniquement de l'aide humanitaire et la quasi totalité de la nourriture importée passe par les ports en raison du conflit qui dure depuis près de trois ans. La coalition a décidé lundi de fermer l'accès aux ports d'al-Hodeida et de Saleef mais également aux autres sites où l'assistance est acheminée.

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme souhaite également que cette mesure, présentée comme provisoire, soit éliminée. En moins d'un jour, les prix du carburant ont augmenté de 60% et ceux du gaz pour la cuisine de 100%.

CICR également bloqué

Cette décision de la coalition a par ailleurs été prise alors que l'épidémie de choléra ralentit au Yémen. Plus de 900'000 cas suspects ont été observés et plus de 2000 décès ont été constatés.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a précisé qu'une livraison de médicaments pour la prévention du choléra n'a pas été autorisée à la frontière nord du pays. D'autres approvisionnements sont prévus la semaine prochaine. "Sans une solution rapide" au blocage, "les conséquences humanitaires seront désastreuses", estime le directeur régional de l'organisation Robert Mardini.

Le Haut-Commissariat dénonce aussi les attaques contre les civils ces dernières semaines qui ont fait des dizaines de victimes. Au total, en près de 3 ans, le conflit a fait près de 5300 tués parmi les civils, selon l'ONU. Ces violences constituent des abus du "droit international humanitaire" (DIH), a aussi ajouté M. Mardini.

Egalement mardi, les rebelles chiites yéménites ont de leur côté menacé de frapper ports, aéroports, postes frontaliers et infrastructures de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis en riposte au renforcement de ce blocus imposé au Yémen.

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ATS