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Les Yéménites doivent prendre des mesures pour tenter de limiter les cas de choléra qui ont atteint plusieurs centaines de milliers ces derniers mois en raison des problèmes d'infrastructures (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pu rencontrer des détenus à Taëz. Après cette première dans cette ville pour l'organisation depuis le début du conflit au Yémen, Peter Maurer a appelé mardi les parties à autoriser des visites régulières.

Sur les réseaux sociaux, le président du CICR s'est aussi dit "choqué" par les "grandes quantités d'ordures nauséabondes" dans les rues, notamment près de l'hôpital. Le manque d'évacuation des déchets "rend presque inévitables des maladies" comme le choléra.

Dimanche, au début de la visite de cinq jours de M. Maurer, le CICR avait estimé que l'épidémie actuelle au Yémen, qui a déjà fait plus de 1800 tués, pourrait atteindre le seuil de 600'000 cas en 2017. Près de 400'000 cas suspects ont déjà été observés.

Avec le directeur régional Robert Mardini qui l'accompagne, M. Maurer est parti mardi de Taëz, dans le sud-ouest du pays, pour la capitale Sanaa contrôlée par les rebelles Houthis. Les routes ont été fortement endommagées par les violences. Pour éviter de traverser la ligne de front, le convoi de M. Maurer a mis plus de 3 heures pour sortir de Taëz, ajoute M. Mardini.

Depuis l'intervention en mars 2015 de la coalition menée par l'Arabie saoudite en soutien au gouvernement réfugié à Aden, les combats ont fait plus de 8000 victimes, majoritairement des civils, et environ 45'000 blessés. M. Maurer avait rencontré dimanche à Aden le Premier ministre yéménite. Selon l'ONU, plus de 20 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire.

ATS