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Des accrochages ont opposé lundi l'armée yéménite à Al-Qaïda, faisant au moins soixante morts dans le sud du pays. Ils témoignent de la capacité des insurgés à élargir leurs actions, alors que le gouvernement peine à restructurer l'armée, toujours contrôlée en partie par des proches de l'ex-président.

L'attaque lancée à l'aube par des islamistes d'Ansar al Charia s'est déroulée près de la ville de Laoudar, dans la province d'Abyan, à environ 120 km d'Aden. De violents accrochages ont ensuite opposé les soldats, soutenus par des hommes armés des tribus locales, aux assaillants.

Dans l'après-midi, les militaires se sont retirés de leur caserne, dont la défense est désormais assurée par les hommes des tribus qui résistent aux tentatives d'assaut des insurgés, a indiqué un responsable local.

Position stratégique

"Par son attaque, Al-Qaïda cherche à reprendre le contrôle de Laoudar", convoitée pour sa position stratégique car elle relie les provinces voisines de Chabwa, Bayda et Lahj où opère le groupe extrémiste, a déclaré une source militaire.

Selon un responsable local à Jaar, une localité aux mains d'Al-Qaïda, les insurgés ont reçu ces derniers jours des renforts en hommes, dont des Saoudiens, en provenance d'Azzane, un fief d'Al-Qaïda dans la province voisine de Chabwa.

Aéroport brièvement fermé

Le nouveau président du pays Abd Rabbo Mansour Hadi a fait de la lutte contre le réseau une de ses priorités, mais il est également confronté aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

Deux chefs militaires proches de ce dernier ont ainsi refusé au cours des derniers jours leur limogeage et leurs partisans ont provoqué la fermeture, samedi et dimanche, de l'aéroport de Sanaa. Ils protestaient notamment contre la mise à l'écart de leur commandant en chef, demi-frère de l'ex-président.

Selon un responsable du gouvernement, la réouverture de l'aéroport a été décidée à la suite de pressions exercées tant par les Etats-Unis que par les pays du Golfe.

ATS