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Des forces alliées aux rebelles chiites au Yémen se sont emparées mercredi de l'aéroport d'Aden. Face à cette menace, un ministre a appelé à une intervention étrangère, avertissant qu'une chute de la grande ville du sud marquerait le "début" d'une guerre civile.

Aden est le fief du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi. C'est là qu'il s'était réfugié après la prise de la capitale Sanaa début février par les rebelles chiites houthis. Après la progression fulgurante des Houthis en direction d'Aden et alors que son complexe a été la cible d'un nouveau raid aérien mercredi, M. Hadi a été conduit vers un "lieu sûr à Aden", a indiqué son entourage.

Plusieurs responsables ont précisé que le chef de l'Etat n'avait pas quitté la ville, démentant les rumeurs sur son départ à l'étranger. Les Etats-Unis ont de leur côté fait état d'un contact téléphonique "plus tôt dans la journée" avec M. Hadi, leur allié dans la lutte contre Al-Qaïda, précisant ne pas savoir où il se trouve.

Soutien de l'ex-président

Malgré les appels du camp Hadi à une intervention militaire étrangère pour stopper l'avancée des Houthis, ces derniers ont poursuivi leur offensive. Ils se sont emparés sur leur chemin de nombreuses localités avec l'aide de militaires restés fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Ce sont en effet des unités de la 39e brigade blindée, stationnées près de l'aéroport d'Aden, qui ont pris le contrôle des installations, selon des témoins. La télévision des Houthis a confirmé que des unités de l'armée avaient "sécurisé l'aéroport" fermé dans l'après-midi.

Des affrontements ont ensuite eu lieu près de l'aéroport alors qu'une foule d'habitants ont récupéré des armes dans un dépôt dans la ville d'Aden dans la perspective d'un assaut, selon un photographe de l'AFP. Les Houthis eux-mêmes ne se trouvaient plus qu'à une trentaine de kilomètres d'Aden.

Appel à une intervention étrangère

Dans ce contexte, le chef de la diplomatie par intérim du Yémen Ryad Yassine a estimé que "la chute d'Aden aux mains des Houtis marquerait le début d'une guerre civile". Il a estimé que "seule une intervention militaire (étrangère) peut sauver" le Yémen de la "domination de l'Iran", soupçonné d'être allié aux Houtis.

Dès mardi et après avoir maintes fois dénoncé un "coup d'Etat" des rebelles chiites, M. Hadi a exhorté l'ONU à adopter une "résolution contraignante" pour stopper l'avancée rebelle et confirmé avoir sollicité les monarchies sunnites du Golfe pour une "intervention militaire".

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ATS