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Yémen/Houthis: l'ONU reprendra son assistance après le 13 août

L'ONU va pouvoir reprendre son assistance humanitaire la semaine prochaine à Sanaa avant de l'étendre à toutes les zones contrôlées par les rebelles Houthis au Yémen (archives). KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB sda-ats
Ce contenu a été publié le 09 août 2019 - 14:36
(Keystone-ATS)

L'ONU va reprendre après le 13 août son assistance alimentaire dans les zones des Houthis au Yémen. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dit vendredi à Genève qu'il commencera par aider 850'000 personnes à Sanaa qui n'ont pas reçu de rations depuis deux mois.

Cette distribution dans cette ville démarrera "la semaine prochaine", avant même l'enregistrement de ces habitants, a affirmé devant la presse un porte-parole. Les autres personnes qui se trouvent dans les zones contrôlées par les rebelles seront elles d'abord identifiées avec des données biométriques après la fête de l'Eid al-Adha qui s'achève le 13 août.

Elles sont neuf millions. Cette étape "prendra longtemps", a ajouté le porte-parole. L'aide avait été suspendue le 20 juin après des accusations de détournement par les rebelles de l'aide destinée aux civils yéménites.

Frère du chef rebelle assassiné

La reprise de ce dispositif a été rendue possible après l'accord signé samedi dernier entre le PAM et les Houthis pour lancer une carte pour éviter ces difficultés et garantir que l'assistance arrive à ceux qui en ont le plus besoin. "Les derniers détails" ont été validés jeudi et des garanties ont été obtenues, selon le porte-parole.

Dans le reste du pays, près d'al-Hodeidah, les minoteries du PAM qui avaient été ciblés par des violences il y a quelques mois vont pouvoir à nouveau être exploités, là aussi après le 13 août. Seule une petite part des 51'000 tonnes métriques de ces entrepôts a été endommagée, selon l'agence onusienne.

En cinq ans de conflit, le conflit au Yémen entre la coalition menée par l'Arabie saoudite, en soutien au gouvernement yéménite, et les rebelles a fait des dizaines de milliers de victimes, selon des organisations humanitaires. La majorité sont des civils. Plus de 3 millions de personnes sont toujours déplacées. Et près de 25 millions ont besoin d'assistance, selon l'ONU.

Par ailleurs, le frère du chef des rebelles yéménites Abdel Malek al-Houthi a été "assassiné", ont annoncé vendredi les Houthis sur leur chaîne de télévision Al-Massirah. Les Houthis n'ont pas donné plus de détails sur les circonstances de sa mort.

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