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Quelque 700'000 Rohingyas ont fui les violences en Birmanie pour rejoindre des camps de réfugiés au Bangladesh. Selon de nouveaux témoignages, les exactions se poursuivent dans l'Etat de Rakhine (archives).

KEYSTONE/EPA/HEIN HTET

(sda-ats)

Le Haut commissaire aux droits de l'homme demande au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la CPI sur les Rohingyas. Alors que les exactions se poursuivent, il a ciblé mercredi à Genève des abus pour les contraindre à s'identifier avec une carte controversée.

Devant le Conseil des droits de l'homme, Zeid Raad al-Hussein a estimé que la Cour pénale internationale (CPI) devait se prononcer sur les accusations de crimes contre l'humanité et de possible génocide contre la minorité musulmane. Celle-ci doit être saisie "immédiatement", a-t-il dit. Et elle devrait aussi mener des investigations sur des crimes de guerre contre les Kachin et les Shan.

Relayant un appel de la rapporteuse spéciale Yanghee Lee, M. Zeid a appelé aussi à un mécanisme international et indépendant qui aiderait dans le cadre des procédures criminelles. Selon lui, le Conseil doit demander à l'Assemblée générale de lancer cette instance qui s'ajouterait à la Mission d'établissement des faits.

Ce mécanisme devrait aussi contribuer à la réintégration des Rohingyas et d'autres victimes et à un soutien à plus long terme. Le Haut commissaire a encore notamment dénoncé la détention de 58 membres de la minorité musulmane rentrés en Birmanie.

Meurtres récents ciblés par Zeid

"La communauté internationale n'oubliera pas les outrages perpétrés contre les Rohingyas et n'absoudra pas non plus les politiciens qui les couvrent", a encore dit M. Zeid qui doute de la pertinence d'autres investigations internes en Birmanie. Les autorités avaient annoncé en mai le lancement d'une Commission d'enquête indépendante.

Selon des témoignages recueillis par l'ONU, les meurtres et les exactions contre les Rohingyas se poursuivent dans l'Etat de Rakhine. Le Haut-Commissariat a discuté avec plusieurs réfugiés arrivés au Bangladesh en mai et juin. Dans un rapport publié mercredi, une femme mentionne avoir échappé à deux incidents où plusieurs maisons ont été brûlées par l'armée dans son village.

De nombreux témoignages sont similaires, explique également le Haut-Commissariat. Des civils ont été tués et des personnes ont disparu.

Gouvernement birman visé

Par ailleurs, les autorités mettent la pression sur les Rohingyas pour les contraindre à s'identifier avec une nouvelle Carte de vérification nationale (CVN) controversée. Cette carte ne leur garantit pas de citoyenneté malgré les nombreux appels de l'ONU et est même considérée comme un possible obstacle, alors que le gouvernement birman la mentionne comme une "première étape".

Certaines personnes ont subi des violences et des enlèvements ont été observés pour les contraindre à accepter la CVN. Cette carte "marque les Rohingyas comme non-citoyens", selon M. Zeid.

Au total, quelque 700'000 Rohingyas ont fui les violences en moins d'un an en Birmanie pour rejoindre le Bangladesh dont plus de 10'000 de janvier à mi-juin. Les violations ont été qualifiées de "modèle de nettoyage ethnique" ou de "suspicion de génocide" par l'ONU.

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ATS