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La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi être restée "fidèle" à ses principes en acceptant les compromis destinés à aider les pays de la zone euro en difficulté. De son côté, le président français François Hollande s'est félicité des premiers effets de l'accord.

"Je pense que nous avons réalisé quelque chose d'important, mais nous sommes restés fidèles à notre philosophie: aucune prestation sans contrepartie", a estimé la chancelière allemande au deuxième jour du Sommet des dirigeants européens à Bruxelles. "Nous restons entièrement dans le schéma actuel: prestation, contrepartie, conditionnalité et contrôle", a-t-elle souligné.

"Ces premières annonces ont déjà eu des effets heureux", s'est félicité de son côté le chef de l'Etat français, François Hollande. "Nous avons bougé tous ensemble", a-t-il soutenu, ajoutant que "la meilleure façon de faire bouger les autres, c'est de bouger soi-même".

Bond des bourses européennes

Les bourses européennes se sont envolées vendredi après cet accord surprise conclu dans la nuit à Bruxelles entre les dirigeants de la zone euro sur la possibilité de recapitaliser les banques via les fonds de secours européens comme le demandaient l'Italie et l'Espagne.

Milan (+6,59%), Athènes (+5,68%) et Madrid (+5,66%) ont terminé la semaine sur une note euphorique. A Paris, l'indice CAC 40 a bondi de 4,75% à 3,196,65 points, sa plus forte hausse de 2012. Parmi les autres places européennes, Francfort a gagné 4,33% et Londres 1,42%.

A l'issue d'un sommet de la zone euro qui s'est achevé au petit matin vendredi, le président de l'UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d'ici la fin de l'année d'un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES.

Autre grande décision-phare, la zone euro s'est dite également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours, qui pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.

ATS