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Mark Zuckerberg sera auditionné devant des commissions du congrès des Etats-Unis la semaine prochaine (archives).

KEYSTONE/AP/NAM Y. HUH

(sda-ats)

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg, empêtré dans un scandale de données détournées, a assuré mercredi être toujours la bonne personne pour diriger le réseau social malgré des "erreurs" commises. Il doit être auditionné par le congrès américain la semaine prochaine.

"Je pense que nous aurions dû mieux faire depuis longtemps", a-t-il ajouté. Il a promis d'aller s'expliquer en personne devant des parlementaires américains, très remontés contre Facebook.

Le groupe a enchaîné communiqués et interviews récemment pour tenter de redorer son image, fortement ébranlée par plusieurs polémiques. La dernière en date concerne la firme britannique Cambridge Analytica, qui est accusée d'avoir récupéré à leur insu les données de plusieurs dizaines de millions d'utilisateurs pour les utiliser à des fins politiques.

Facebook a indiqué mercredi que "jusqu'à 87 millions" d'usagers avaient pu être concernés. "Je pense que la vie, c'est apprendre des erreurs", a poursuivi M. Zuckerberg, qui s'est une nouvelle fois engagé "à faire mieux à l'avenir" même si "aucune mesure de sécurité ne sera parfaite".

Mise à l'écart difficile

Il a ajouté ne pas avoir connaissance de discussions au sein du conseil d'administration portant sur sa démission. Mark Zuckerberg étant l'actionnaire de référence de Facebook, sa mise à l'écart serait de toute façon difficile si elle devait être envisagée.

Facebook a annoncé le mois dernier avoir suspendu les comptes de Cambridge Analytica et engagé des contrôleurs judiciaires afin de vérifier si le cabinet de conseil disposait toujours des données détournées.

Face à des parlementaires américains très remontés, M. Zuckerberg témoignera d'abord le mardi 10 avril lors d'une séance commune des commissions de la justice et du commerce des deux chambres du congrès. Le lendemain, il sera entendu par la commission de l'énergie et du commerce de la chambre des représentants.

Le scandale Cambridge Analytica a déjà coûté cher au groupe, qui a vu s'envoler plus de 80 milliards de dollars de valorisation boursière depuis la mi-mars.

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ATS