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Le PS ne veut pas des deux tours de 137 mètres qui doivent accompagner la construction du stade de 18'500 places. Il veut que la ville reprenne le projet entièrement à son compte en construisant des logements abordables à la place des tours (archives).

KEYSTONE/HRS REAL ESTATE AG/NIGHTNURSE IMAGES GMBH

(sda-ats)

La construction prochaine d'un nouveau stade de football à Zurich a du plomb dans l'aile. Le PS lâche le projet pourtant soumis aux urnes dans trois mois par la municipalité de gauche. Il lance un texte pour un projet purement public, assorti de logements abordables.

Par 103 voix contre 24, la section socialiste de la ville de Zurich s'est engagée jeudi soir dans le camp du "non" en vue de la votation communale du 25 novembre. Le parlement de la ville avait donné son feu vert à la mi-juillet. Une partie de la gauche majoritaire avait acquiescé uniquement pour laisser le dernier mot aux citoyens. La droite avait soutenu le projet en bloc.

Un stade et deux tours de luxe

Le projet défendu par l'exécutif rose-vert prévoit la cession du site du Hardturm à des investisseurs privés pour construire un stade de 18'500 places. Il octroie aussi un droit de superficie bon marché de 1,2 million de francs annuel pour la construction d'appartements de haut standing principalement, dans deux tours de 137 mètres.

De cette manière, la ville renonce du même coup à des recettes supplémentaires estimées à 1,7 million de francs par an. Elle soutient ainsi le projet indirectement sur le plan financier. Elle n'aura en revanche pas à ouvrir son porte-monnaie pour la construction et l'exploitation du stade.

Arrangement vu comme une arnaque

Pour la base socialiste, ce mode de financement indirect est indéfendable. Devant ses camarades de section, la conseillère nationale Jacqueline Badran a dénoncé jeudi soir le fait que l'opération coûtera à long terme plus d'un milliard de francs au contribuable.

Face à elle, la maire Corine Mauch et le chef du dicastère des constructions André Odermatt, tous deux socialistes, ont invoqué en vain un projet réaliste et rassembleur. Ils ont aussi rappelé qu'un projet de stade entièrement financé par la manne publique a été rejeté par les citoyens en 2013.

Le revirement du PS avant même la votation est fortement critiqué par les autres partis, alliés de gauche compris. Première force politique de la ville, il avait d'abord accompagné le projet de la municipalité avec bienveillance. "Nous sommes prêts à affronter un 'shitstorm' dans notre combat pour un meilleur projet doté de davantage de logements abordables", a répliqué le co-président de la section socialiste Marco Denoth.

Initiative pour un stade à 130 millions

Dans la foulée, les socialistes ont approuvé, par 113 voix contre 15, le lancement d'une initiative populaire pour un nouveau projet de stade de football financé par la ville. Les coûts de ce dernier ne devront pas dépasser 130 millions de francs.

Intitulé "Pour un stade de football sans arnaque à milliard", le texte exige que des logements abordables soient construits dans un second temps, au lieu des deux tours. Autre condition: que la ville n'ait pas à couvrir les frais d'entretien du stade. Si le parti réussit à récolter les 3000 signatures nécessaires à l'aboutissement de son texte, les citoyens pourraient se prononcer l'an prochain.

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ATS