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Outre les cicatrices, les grands brûlés doivent se soumettre à de nombreuses opérations. La peau de culture pourrait permettre d'en réduire le nombre, notamment chez les enfants en croissance (archives).

KEYSTONE/AP KNOXVILLE NEWS SENTINEL/JOE HOWELL

(sda-ats)

De la peau cultivée en laboratoire à partir de ses propres cellules pourrait permettre de mieux soigner les brûlures graves, avec moins de cicatrices. L'Hôpital pédiatrique de Zurich vient d'achever une étude clinique avec des résultats prometteurs.

"Nous pouvons certes sauver des vies, mais tout ce que nous faisons finit en cicatrices", a souligné mardi devant la presse Clemens Schiestl, directeur du Centre des enfants brûlés, de chirurgie plastique et reconstructive.

Ce constat pourrait appartenir au passé car désormais, les scientifiques sont en mesure de produire à partir de cellules humaines de la peau de culture utilisable en pratique clinique. Un échantillon de la peau du patient de la taille d'un timbre-poste suffit. Quatre à cinq semaines sont ensuite nécessaires pour en cultiver suffisamment en laboratoire.

Depuis l'été 2014, ce succédané de peau a été greffé chez dix patients de 7 à 17 ans souffrant de brûlures et cicatrices ou opérés de grains de beauté. Pour cette première étude, la surface ne devait pas dépasser 50 centimètres carrés.

Opérations correctrices plus espacées

Résultats: aucune infection ne s'est déclarée et, par rapport à la méthode traditionnelle, la peau de culture s'en sort aussi bien, voire mieux dans certains cas, ont indiqué les chercheurs. Des problèmes subsistent, notamment d'hémorragies sous-cutanées.

Les greffes de peau chez les enfants en croissance leur imposent de repasser tous les deux ans sous le bistouri pour des opérations correctrices. Avec la peau de culture, l'intervalle pourrait être rallongé à plus de cinq ans, ont ajouté les spécialistes.

Une deuxième phase va maintenant être lancée avec davantage de patients souffrant de lésions plus graves et sur des surfaces atteignant 200 centimètres carrés. Les procédures d'autorisation sont en cours.

L'équipe zurichoise emmenée par le biologiste cellulaire Ernst Reichmann travaille depuis quinze ans sur ce projet européen baptisé "EuroSkinGraft". Elle est au coude à coude avec deux autres équipes à Cincinnati (USA) et Québec (Canada) pour amener un produit sur le marché.

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ATS