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Travaux du Lötschberg: les entreprises étrangères majoritaires

La première grosse "Alp Transit-Tunnelbohrmaschine" placée à Steg, le 22 septembre 2000.

(Keystone)

Un consortium suisse, emmené par Losinger Sion SA, vient de se voir adjuger la dernière tranche des travaux du Lötschberg. Sur l'ensemble des deux milliards consacrés au percement, les entreprises étrangères sont, malgré tout, les grandes gagnantes.


Une fois n'est pas coutume, la société BLS Alptransit a adjugé, mercredi, le dernier lot des travaux de percement du tunnel (Lot de Ferden) à un consortium majoritairement suisse. Ce dernier compte 70 pour cent d'entreprises helvétiques.

Lors de l'attribution des trois premières tranches de travaux, les entreprises suisses étaient représentées à 20 pour cent pour le lot de Mitholz, l'entrée du tunnel dans le canton de Berne, et 25 pour cent pour les lots de Rarogne et Steg, les sorties dans le canton du Valais.

Les entreprises étrangères sont donc omniprésentes sur la totalité des adjudications. Pour cette dernière offre, seuls cinq consortiums étaient sur les rangs, dont deux entièrement étrangers.

«Nous sommes très heureux d'avoir décroché ce contrat», explique Michel Buro, directeur général de Losinger Sion SA. «D'autant plus que des cinq consortiums, seul le nôtre comptait une majorité d'entreprises suisses».

Des mots qui peuvent surprendre quand on sait que l'entreprise française Bouygues est présente à 30 pour cent dans le consortium, et qu'elle est actionnaire principale de Losinger Sion SA.

«Si Bouygues est présent dans notre capital, nous restons une entreprise entièrement valaisanne», confirme Michel Buro, «et cette attribution apportera du travail à près de 200 personnes dans la région».

Par ailleurs, la présence étrangère dans ces groupes d'entreprises est une nécessité pour le patron de Losinger. «Nous n'aurions pas le poids et les compétences nécessaires pour de tels travaux si nous étions seuls».

Le coût de la main d'œuvre helvétique ne semble donc pas être le problème le plus grave, et «l'histoire risque de se répéter pour le percement du tunnel du Gothard», confie Michel Buro. Les travaux de génie civil seront encore plus conséquents, à concurrence de 3 milliards et demi.

Les consortiums seront probablement moins nombreux pour les adjudications du Gothard à en croire le directeur de Losinger. Ils s'élargiront pour se donner encore plus de chance de décrocher un des cinq mandats.

Une situation qui n'inquiète pas outre mesure, la Commission de la concurrence (COMCO). Pourtant, les différences de prix entre les offres ne dépassent pas les cinq pour cent, selon des chiffres officiels.

«Nous n'avons jamais enquêté sur les adjudications relatives aux travaux des transversales alpines» confie Patrick Ducrey, directeur de la COMCO. «Nous sommes malgré tout conscients que des accords peuvent avoir lieu entre entreprises». Un jeu d'ailleurs très dangereux qui éliminerait directement les fraudeurs.

"Quant à la présence étrangère dans ces adjudications, elle ne relève que de la concurrence, ceci dans la légalité la plus stricte", conclut le directeur.

Jean-Louis Thomas.



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