Un épouvantail européen nommé à Berne

L'Allemand Ulrich Trautmann, l'ennemi public numéro un de l'administration fédérale suisse, va être transféré du siège de la Commission européenne à Bruxelles à son ambassade à Berne. Sans doute au printemps 2010, mais la date n'a pas encore été arrêtée.

Ce contenu a été publié le 26 octobre 2009 - 18:59

«L'information est correcte», a confirmé lundi Stephan Libiszewski, responsable des relations avec les médias à cette ambassade, à swissinfo.ch. L'Allemand Ulrich Trautmann est depuis de nombreuses années le «desk officer» pour la Suisse de la direction générale des relations extérieures (DG Relex) de la Commission européenne.

D'aucuns devaient secrètement caresser l'espoir, à Berne, qu'il soit déchargé du dossier Suisse/Union européenne (UE), qu'il connaît sur le bout des doigts - c'est raté. Extrêmement méticuleux, très attaché au respect de l'orthodoxie communautaire (et donc rétif à l'octroi d'un quelconque traitement de faveur à Berne), volontiers provocateur et souvent surprenant – il a toujours eu l'art de s'inviter, par surprise, aux réunions où on espérait ne pas le voir -, le fonctionnaire européen a, en effet, déjà donné des sueurs froides et des cheveux blancs à un grand nombre de diplomates et de fonctionnaires helvétiques.

«La Suisse a déjà Kadhafi sur le dos et est menacée par la grippe A(H1N1); il ne manquait plus que Trautmann», plaisante un observateur averti des relations entre la Confédération et l'UE, faisant contre mauvaise fortune bon coeur.

Tanguy Verhoosel, Bruxelles, swissinfo.ch

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