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Un accord est imminent au procès de Pretoria

Des membres du Congrès national africain manifestent ce mercredi devant la Haute Cour de Pretoria.

(Keystone)

La Haute Cour de Pretoria a ajourné jusqu'à jeudi le procès afin de permettre la poursuite de la négociation entre l'industrie pharmaceutique et le gouvernement sud-africain. Un règlement serait en effet imminent sur la question controversée des brevets des médicaments anti-sida.

Le tribunal où doit reprendre le procès intenté au gouvernement sud-africain par 39 groupes pharmaceutiques a décidé d'accorder un délai supplémentaire aux parties en fixant la reprise de l'audience cet après-midi. «Nous avons demandé ce délai afin que l'on puisse trouver un terrain d'entente», a déclaré l'avocate Fanie Cilliers.

Une source proche de l'industrie pharmaceutique a confirmé par ailleurs que des discussions étaient en cours et que les plaignants allaient certainement abandonner les poursuites.

«Il y a de fortes chances que l'on parvienne à un accord avant la fin de la journée. Si un accord est conclu, il impliquera des concessions de part et d'autre», a-t-on indiqué de même source.

Prié de dire où en étaient les discussions, un responsable du cabinet du président sud-africain Thabo Mbeki avait déclaré auparavant: «C'est en cours, c'est pourquoi on m'a demandé de venir au tribunal».

L'industrie s'oppose à l'utilisation par l'Afrique du Sud de médicaments génériques, bien moins coûteux que les médicaments de marque. Selon le «Wall Street Journal», les sociétés pharmaceutiques seraient prêtes à abandonner leurs poursuites judiciaires si l'Afrique du Sud s'engage à se conformer au droit international dans sa recherche de médicaments pour lutter contre l'épidémie dévastatrice.

Le procès devant la Haute Cour de Pretoria avait commencé début mars avant d'être ajourné au 18 avril pour permettre à l'Association sud-africaine des fabricants de produits pharmaceutiques de se préparer à la comparution de témoins de la principale organisation locale de défense des victimes du sida, la Treatment Action Campaign (TAC).

La TAC souhaitait apporter des éléments sur la politique de prix des grands groupes et sur les ravages humains et matériels provoqués par le sida en Afrique.

swissinfo avec les agences

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