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Des policiers patrouillent sur le Meir, rue marchande d'Anvers. La sécurité a été renforcée après qu'une voiture ait mis en danger des piétons.

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Un homme a été arrêté jeudi à l'issue d'une course-poursuite dans le centre d'Anvers après avoir "mis en danger" des piétons en roulant à très vive allure dans une artère commerçante à bord d'une voiture contenant des armes. Personne n'a été blessé.

"Différentes armes ont été découvertes dans le coffre, des armes blanches, un riot gun et un bidon contenant un produit encore indéterminé", a précisé le parquet fédéral belge. La capitale de la Flandre (nord de la Belgique) a été placée en "vigilance renforcée".

L'homme est inconnu des services de renseignement français et serait un Tunisien résidant en France, a-t-on appris source française proche de l'enquête. "Les seules infractions connues relevaient de la petite délinquance, du type conduite en état d'ivresse ou usage de stupéfiants. Il n'était pas fiché S (sûreté de l'Etat) et n'était pas signalé comme radicalisé selon les premiers éléments d'information", a-t-on ajouté de même source.

L'hypothèse des services français est que le suspect, âgé de 39 ans, était alcoolisé et qu'il aurait cherché à échapper à un contrôle, précise cette source, qui invite à la prudence sur un éventuel mobile terroriste.

"Il n'a pas foncé sur les militaires. On pense qu'il a plutôt voulu échapper à un contrôle", a-t-elle ajouté, soulignant que le suspect était connu, en revanche, pour des délits de droit commun".

Course-poursuite

"Le véhicule roulait à grande vitesse sur le Meir (l'artère), donc les gens devaient sauter sur le côté", a déclaré le chef de corps de la police d'Anvers, Serge Muyters, lors d'un point de presse. Le conducteur portait une "tenue de camouflage". Il a été arrêté à l'issue d'une course-poursuite dans le centre de la ville, a-t-il précisé.

Cet incident, décrit par le maire d'Anvers, Bart De Wever comme un "possible attentat terroriste" selon l'agence Belga, intervient au lendemain d'un attentat à Londres revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). Trois personnes sont mortes, dont deux fauchées par un véhicule 4x4. Le chauffeur a été abattu.

M. Muyters n'a pas fait état de blessés. Le parquet fédéral belge, en charge des affaires terroristes, a été saisi de l'enquête. Des militaires, déployés dans les sites sensibles en Belgique où le niveau d'alerte antiterroriste est à 3 sur un niveau de 4, ont "immédiatement" tenté d'arrêter la voiture. Le conducteur a refusé d'obtempérer et a poursuivi sa course en brûlant un feu rouge, a-t-il raconté.

Vigilance renforcée

Le véhicule a finalement "intercepté" sur le quai des bords de l'Escaut après avoir emprunté des rues du coeur historique et, en partie, piétonnier d'Anvers, a expliqué M. Muyters. "La vigilance est actuellement renforcée à Anvers, ce qui veut dire qu'il y a davantage de surveillance policière dans les endroits où il y a beaucoup de personnes", a-t-il ajouté.

Sur Twitter, le bourgmestre (maire) d'Anvers a "remercié au nom des Anversois les militaires qui sont intervenus, les services de police et l'équipe d'intervention rapide". Le Premier ministre belge Charles Michel a assuré que son gouvernement "reste mobilisé".

L'incident d'Anvers s'est déroulé au lendemain du premier anniversaire des attentats du métro et de l'aéroport de Bruxelles, au cours desquels 32 personnes avaient été tuées. Depuis les attentats de Paris, puis ceux de Bruxelles, la Belgique reste au "niveau 3 de menace" terroriste, sur une échelle de 4, ce qui signifie qu'elle reste "possible et vraisemblable".

Le Meir est l'une des artères commerçantes les plus fréquentées de Belgique. Elle attire nombre de touristes venant des Pays-Bas tout proches.

ATS

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