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La taille du cosmos virtuel représente un dixième de celle de la voie lactée (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/NASA

(sda-ats)

Créer un cosmos virtuel composé de quelque 25 milliards de galaxies: c'est le défi qu'ont relevé des astrophysiciens de l'Université de Zurich. Il permettra de préparer le voyage dans l'espace du satellite Euclid prévu en 2020 pour mieux comprendre l'énergie sombre.

Pour effectuer cette stimulation, les chercheurs Joachim Stadel, Douglas Potter et Romain Teyssier ont utilisé l'ordinateur le plus puissant d'Europe "Piz Daint" du Centre suisse de calcul scientifique, indique vendredi un communiqué de l'Université de Zurich.

Grâce à cet outil, ils ont créé en 80 heures 25 milliards de galaxies à partir de deux mille milliards de particules virtuelles, ont expliqué les astrophysiciens dans la revue Computational Astrophysics and Cosmology. La taille de ce cosmos virtuel correspondant environ à un dixième de la voie lactée.

Il servira à calibrer le satellite Euclid qui doit explorer l'Univers, composé de 23% de matière noire et de 72% d'énergie sombre. Selon les estimations actuelles, la matière sombre est cinq fois plus fréquente que la matière normale, mais son existence n'a jamais été directement prouvée.

Une tomographie de l'Univers

En revanche les scientifiques savent qu'elle maintient les galaxies en place grâce à sa force de gravitation. Sans elle, elles s'effondreraient en raison de leur vitesse de rotation. On ignore en revanche pour l'heure de quoi elle est faite.

L'énergie sombre, qui accélère l'expansion de l'Univers, est tout aussi mystérieuse. On ne sait pas non plus ce qui la compose.

Un mystère que pourra peut-être élucider un jour Euclid lors de son voyage prévu sur six ans, avec pour mission de récolter un maximum de données. Mais avant cela, il sera "testé" dans ce cosmos virtuel afin d'identifier d'éventuelles défaillances.

Au final, il fera une sorte de "tomographie de l'Univers" et retracera ainsi l'évolution de l'espace sur plus de 10 milliards d'années, a imagé Joachim Stadel.

Les astronomes et les physiciens sont convaincus que l'étude de la cause de l'accélération de l'expansion de l'Univers modifiera en profondeur la compréhension de la physique quantique, de la gravité et de la physique de l'Univers juste après le Big Bang.

ATS