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Un des pays les plus sûrs d'Europe

Selon fedpol, la Suisse reste un pays sûr.

(Keystone)

Le terrorisme et l’extrémisme menacent aussi la sécurité helvétique. Pourtant, la Suisse reste l’un des pays les sûrs d’Europe.

L’Office fédéral de la police (fedpol) a publié mercredi son rapport sur la sécurité intérieure. Mais il faut relativiser les conclusions d’un tel document.

Certes, se réjouit Jürg Bühler, «la sécurité intérieure de la Suisse s’est dégradée, mais notre pays demeure, comme auparavant, un pays très sûr».

Le vice-directeur du Service d'analyse et de prévention de l'Office fédéral de la police se veut rassurant.

Cela dit, le rapport 2003 de fedpol révèle que le niveau de sécurité intérieure de la confédération n'est plus tout à fait ce qu'il était, surtout à cause de la montée du terrorisme et de l’extrémisme.

La violence des extrêmes

La violence a notamment augmenté au sein de l’extrême gauche et de l'extrême droite.

Selon le rapport, l’extrémisme de gauche constitue un risque important pour la Suisse. Il a su tirer profit des grands événements (guerre en Irak, Forum économique mondial/WEF, Sommet du G8 etc...) pour radicaliser les opinions altermondialistes et se livrer à des actions violentes.

De leur côté, les extrémistes de droite (un millier) sont toujours plus jeunes et plus violents. On peut leur imputer une bonne centaine d’incidents allant des affrontements avec des extrémistes de gauche ou avec des étrangers à des attentats contre des centres de requérants d’asile.

Un risque de repli islamique

Toujours selon le rapport 2003 de fedpol, les pressions internationales exercées dans le cadre de la lutte préventive contre l’extrémisme et le terrorisme pourraient faire de la Suisse «une base de repli» pour les terroristes.

En effet, placée au centre de l’Europe, la Confédération helvétique n’interdit aucun groupe terroriste sur son territoire, hormis Al-Quaïda d'Oussama Ben Laden.

Par ailleurs, elle demeure plus vulnérable que d'autres pays aux opérations de blanchiment d'argent à cause de l’importance et de la stabilité de sa place financière.

Aujourd'hui, 82 comptes - qui représentent un montant total de 34 millions de francs - sont toujours gelés suite à des sanctions prises contre des personnes ou des organisations suspectées de financer le terrorisme.

Entre justifications et amalgames

«Attention tout de même aux simplifications et aux amalgames qui peuvent être véhiculés par le contenu de tels rapports», réagit Victor Mauer, chercheur au Centre d’études pour la sécurité de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

«Attention aussi à un discours sécuritaire qui pourrait servir de justificatif à une utilisation excessive de la force. Ou à une discrimination de certaines catégories de la population», surenchérit Manon Schick, porte-parole de la section suisse d’Amnesty international.

Un rapport du Programme national de recherche (PNR 40) publié en 2002 analysait les phénomènes de «violence au quotidien et de crime organisé». Et, dans ses conclusions, il montrait bien que l’opinion publique se sent menacée par ce qui fait sensation.

«Or, lorsque l’on regarde attentivement les statistiques, on se rend compte que la criminalité n’augmente pas», conclut Christina Hanetseder, psychologue de la violence et membre du groupe d'experts du PNR 40.

swissinfo avec les agences

En bref

Selon le rapport 2003 de Fedpol:

- Le Forum économique mondial de Davos (WEF) et le Sommet du G8 à Evian ont donné lieu aux débordements les plus graves depuis des
décennies. Les dommages se sont élevés à 610’000 francs à Berne et à plusieurs millions de francs à Genève et dans le canton de Vaud.

- Les extrémistes de droite et leurs sympathisants, estimés à environ 1.700 en Suisse, sont de plus en plus jeunes et violents.

- En Suisse, 82 comptes, représentant un montant de quelque 34 millions de francs, sont toujours gelés suite aux sanctions contre des personnes ou des organisations suspectées de financer le terrorisme.

- Plus de 80% des cas de blanchiment d'argent mis à jour en Suisse depuis 1998 sont liés au trafic de stupéfiants. Des organisations criminelles de pays membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI) sont souvent impliquées, comme elles le sont en matière de trafic d'armes et de biens culturels.

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