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Un front anti-guerre s'élargit en Suisse

Quelque 3000 personnes avaient manifesté déjà à Berne en novembre 2002.

(Keystone)

91 organisations suisses appellent à une mobilisation générale à Berne, le 15 février, journée européenne d'action et de résistance contre la guerre.

Ce collectif tire la sonnette d'alarme: une intervention militaire américaine contre l'Irak risque d'entraîner un désastre humanitaire.

En Suisse, l'heure est à la mobilisation pacifiste. Jeudi, à Berne, une coalition anti-guerre est née. Elle a, pour slogan, «pas de sang pour du pétrole».

Ce collectif réunit le Parti socialiste (PS), la Communauté de travail des œuvres d'entraides, des syndicats, des mouvements pacifistes, des organisations de défense des droits de l'homme, ainsi que des mouvements d'opposition irakiens.

Toutes ces organisations mettent en garde contre les conséquences humanitaires d'une guerre en Irak.

Une faute gravissime

«Ce conflit frappera un peuple qui souffre déjà des sanctions imposées après la guerre du Golfe (1991)», lance le collectif.

Pour la présidente du Parti socialiste (PS), lencer une guerre contre l'Irak serait «une faute gravissime».

Et, comme la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, Christiane Brunner, appelle à la tenue en Suisse d'une «conférence de la dernière chance».

Quant au directeur de Caritas, président de la communauté de travail des œuvres d'entraides, il critique l'attitude des Etats-Unis qui affirment vouloir agir pour libérer les Irakiens de la «terrible dictature» de Saddam Hussein.

Et Jürg Krummenacher de préciser: «Nombreux sont les peuples qui demandent, depuis longtemps, à être 'libérés'. Pour autant, aucune grande puissance n'intervient».

Domination militaire

L'Union syndicale suisse (USS) abonde dans le même sens. L'objectif des Etats-Unis n'est pas de restaurer la démocratie ou les droits de l'homme, dit Rita Schiavi.

Il s'agit pour eux, ajoute-t-elle, de maintenir «leur domination militaire, politique et économique».

Et la syndicaliste de conclure: «Au lieu d'investir des milliards de dollars dans des armements toujours plus sophistiqués, les Américains et leurs alliés feraient mieux de consacrer cet argent à la lutte contre les inégalités, la pauvreté et la faim dans le monde».

Concrètement, le collectif demande au gouvernement suiss de s'engager dans le cadre de l'ONU contre la guerre en Irak.

Mais il souhaite également de refuser tout soutien aux Nations Unies. Au cas où une intervention militaire interntarnationale était autorisée par un mandat du Conseil de sécurité.

Enfin, les 91 organistions demandent à la Confédération de refuser, le cas échéant, le survol du territoire suisse à des avions militaires étrangers.

swissinfo avec les agences


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