Un mariage d'intérêt pour Roche

Keystone Archive

Roche table sur une importante croissance de son bénéfice d'exploitation. Grâce à la fusion de sa filiale nippone avec Chugai, une société pharmaceutique japonaise.

Ce contenu a été publié le 31 janvier 2002 - 16:31

Roche Holding souffre d'un manque de nouveaux produits vedettes. Et des effets d'un secteur en pleine consolidation.

Au hit parade des groupes pharmaceutiques de la planète, la multinationale helvétique n'occupe plus que le douzième rang. Elle compte, aujourd'hui, beaucoup sur le Japon pour retrouver une place parmi les dix premiers.

Le mois dernier, Roche a investi 1,6 milliard de dollars dans Chugai, l'une des sociétés japonaises à la pointe du progrès dans le domaine des biotechnologies.

Et, aujourd'hui, le groupe est sur le point de lancer des produits innovants sur le marché nippon. Certains d'entre eux pourraient même connaître un succès mondial.

Développement de nouveaux produits phares

Selon William Burns, le responsable du secteur pharmaceutique de Roche, Chugaï mise sur une croissance sensible de son bénéfice d'exploitation. D'ici à 2005, il devrait atteindre 10% par an, en moyenne. Peut-être 15%, si la conjoncture est favorable.

«Notre fusion avec Roche devrait optimiser nos capacités de recherche et de développement, explique le président de Chugai Osamu Nagayama. Nous disposons désormais de 1400 représentants pour promouvoir nos nouveaux produits auprès des médecins et des hôpitaux.»

Les analystes des marchés financiers sont attentifs. D'autant que c'est la toute première fois qu'un groupe étranger rachète une société pharmaceutique japonaise prometteuse.

De son côté, grâce à ce mariage, Roche espère pouvoir développer un ou deux nouveaux produits phares. Qui devraient lui rapporter, au niveau mondial, un milliard de dollars et plus de revenus par an.

Georges Baumgartner, Tokyo

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