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Il aura fallu plus de 24 heures au président étasunien pour réaffirmer son soutien à Rex Tillerson, a minima, tout en insistant sur leurs "divergences" de vues.

KEYSTONE/AP/CAROLYN KASTER

(sda-ats)

Rex Tillerson se rend dès lundi en Europe pour consolider les alliances des Etats-Unis face aux "agressions" de la Russie. Mais c'est un secrétaire d'Etat affaibli par le feuilleton de ses tensions récurrentes avec Donald Trump qui ira à Bruxelles, Vienne et Paris

Rex Tillerson aura ensuite une rencontre très attendue avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Les médias américains ont rapporté jeudi que la Maison Blanche entendait le remplacer prochainement par le directeur de la CIA, Mike Pompeo, à la tête du département d'Etat, voire le pousser à la démission. Et il aura fallu plus de 24 heures au président étasunien pour lui réaffirmer son soutien, a minima, tout en insistant sur leurs "divergences" de vues.

"C'est moi qui ai le dernier mot", a martelé le milliardaire républicain pour mieux mettre les points sur les "i".

La Russie, "menace négative"

A Bruxelles, M. Tillerson rencontrera mardi les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Union européenne puis participera jusqu'à mercredi à une réunion ministérielle de l'Otan. Il devrait aussi rencontrer le Premier ministre belge Charles Michel.

Dans un discours sur sa vision des relations américano-européennes prononcé mardi à Washington, le secrétaire d'Etat a mis l'accent sur la "menace active" que représente à ses yeux "la Russie résurgente".

Employant des mots très durs à l'égard de Moscou, il a promis aux alliés européens le soutien américain face "aux ennemis qui menacent notre sécurité et s'opposent à notre mode de vie" - tout en demandant aux Européens de mettre aussi davantage la main au portefeuille pour assurer leur propre sécurité.

L'Ukraine, "obstacle persistant"

Le conflit en Ukraine reste à ses yeux "l'obstacle persistant" empêchant toute embellie avec Moscou. "Nous n'allons jamais revenir à des relations normales sans solution en Ukraine", qui passe par le respect de son unité, de son indépendance et de son intégrité territoriale, a-t-il martelé, promettant de maintenir les sanctions imposées à la Russie à la suite de cette crise tant qu'elle "ne sera pas revenue sur les actes qui les ont déclenchées".

Les relations entre Washington et Moscou, que Donald Trump espérait relancer, sont au plus bas, sur fond d'accusations d'ingérence russe dans la présidentielle américaine et de soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du républicain et le Kremlin de Vladimir Poutine.

Syrie

Malgré la défiance, les deux pays tentent de s'entendre notamment pour sortir du conflit en Syrie. Et des avancées pourraient être réalisées durant cette tournée européenne de M. Tillerson vers la mise en place d'une mission de l'ONU en Ukraine.

Le chef de la diplomatie étasunienne participera jeudi à Vienne à une réunion ministérielle des 57 pays membres de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), en marge de laquelle il doit s'entretenir avec M. Lavrov.

Moscou a suggéré le déploiement de Casques bleus pour protéger les observateurs de l'OSCE chargés de superviser le cessez-le-feu plus que fragile entre les forces de Kiev et les rebelles séparatistes soutenus par la Russie. Mais les puissances occidentales plaident pour un mandat plus étendu visant au maintien de la paix dans toute la région disputée du Donbass.

Corée du Nord

La menace nucléaire de la Corée du Nord, dont les missiles semblent désormais, après le tir de mercredi, pouvoir frapper les Etats-Unis mais aussi l'Europe, sera également au coeur des discussions, notamment à l'Otan.

Enfin, M. Tillerson passera vendredi par Paris pour évoquer avec de hauts responsables français les dossiers syrien, iranien, libanais, libyen, nord-coréen et du Sahel, selon le département d'Etat.

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ATS