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Un savoir suisse en pleine effervescence

La Suisse se réchauffe, de Martine Rebetez, vainqueur au hit-parade de la collection!

(Ed. Le savoir suisse)

Depuis son lancement il y a 28 mois, la collection 'Le savoir suisse’ a publié 28 titres qui reflètent la richesse de la recherche scientifique en Suisse.

En rendant ces études accessibles à un grand public, son fondateur Bertil Galland veut clarifier et stimuler la réflexion politique et sociale en Suisse.

«Le débat public repose souvent sur des notions dépassées. Notre collection a l’ambition d’éliminer ces idées erronées et de clarifier les termes du débat public.» En guise d’exemple, Bertil Galland cite l’un des quatre derniers titres de la collection qu’il dirige : «La reforme de l’Etat social en Suisse ».

Cet ouvrage collectif a le grand mérite de présenter clairement et de manière relativement succincte (144 pages) la question des assurances sociales. Un dossier à la fois technique et politique que le parlement et le gouvernement suisse tente de reformer depuis des années.

'Le savoir suisse’ veut en effet offrir des outils à la fois pédagogiques et prospectifs à tout ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux grandes questions qui taraudent la Suisse.

Que se soit l’écologie avec «La planète sauvetage en cours » de René Longet, les déficits publics (L’impossible politique budgétaire de Robert Ayrton), «Le secret bancaire » de Sylvain Besson, la santé (L’alliance thérapeutique entre patient et praticien, de Yves de Roten, à paraître) ou l’urbanisme (La métropolisation de la Suisse, de Michel Bassand), la collection pose des jalons à même de faire avancer la réflexion citoyenne, selon Bertil Galland.

Raison pour laquelle la plupart des titres de la collection développe une approche à la fois scientifique et non polémique.

Pour autant, 'Le savoir suisse’ n’est pas neutre et insipide. La collection, via sa série opinion, affiche même le point de vue tranché du journaliste zurichois Jürg Altweg (Une Suisse en crise, de Ziegler à Blocher) ou celui de son collègue Jacques Pilet (La Suisse contre l’Europe) à paraître prochainement.

Une recherche dynamique

Editée par les Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), la collection reflète également l’état de la recherche en Suisse et ce dans les domaines de l’économie, de la politique, de l’histoire, des sciences et des arts.

«En lançant cette collection, nous avons parié sur la richesse du monde universitaire suisse et sa capacité à toucher un public hors des cénacles scientifiques », souligne l’éditeur vaudois.

Pour se faire, le comité d’édition travaille avec une centaine d’experts scientifiques chargés de signaler les recherches à même d’intéresser un public en quête de repères.

Une fois le sujet identifié (recherche, thèse ou commande), l’équipe menée par Bertil Galland et l’auteur traduisent le texte en une langue à la fois claire, concrète et attrayante. «Ce travail de réécriture concerne deux tiers des ouvrages que nous éditons », précise Bertil Galland.

Avant d’ajouter : «Le langage des universitaires et des experts est souvent d’une lourdeur terrifiante.»

L’éditeur et son équipe cherchent également à pousser les spécialistes de tel ou tel domaine à s’exprimer via la collection.

«En Suisse, les universitaires et les politiques parlent tous du nécessaire rapprochement entre la société, la science et le monde politique. Mais, contrairement à des pays comme la France, ils sont peu nombreux à passer à l’acte en publiant», remarque Bertil Galland.

Le succès de l’entreprise, lui, est indéniable. «Le nombre d’exemplaire vendu ou diffusé tourne autour de 40'000 », détaille Christian Pellet, porte-parole de la collection.

Quant aux deux best sellers de la collection (La Suisse se réchauffe, les Burgondes), ils ont déjà été vendus à 3000 exemplaires chacun. Un belle réussite vu la taille de la population francophone de Suisse (1,5 millions de personnes environ).

Un produit d’exportation

Et 'Le savoir suisse’ ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Nous sommes en pleine discussion avec des éditeurs alémaniques pour traduire certains titres. Nous envisageons également de publier en français des recherches menées en Suisse allemande », précise Christian Pellet qui souligne au passage qu’une telle collection n’existe pas dans la partie germanophone de la Suisse.

Reste à savoir si la collection est exportable hors des frontières helvétiques. «Nous sommes déjà diffusés en France et nos ouvrages sur l’écrivain Nicolas Bouvier, le psychiatre Carl Gustav Jung, le secret bancaire ou les burgondes trouvent leurs publics », précise Christian Pellet.

Quant au monde anglo-saxon, il manifeste ses premiers signes d’intérêts. «Des éditeurs anglais envisagent de traduire notre livre sur les lacustres », se réjouit Bertil Galland.

Pour autant, l’objectif premier de la collection reste bien de décloisonner la recherche helvétique et d’en distinguer les études qui permettent de mieux saisir les grandes questions qui agitent le pays.

swissinfo, Frédéric Burnand à Genève

Faits

Les meilleures ventes:
1. La Suisse se réchauffe, de Martine Rebetez
2. Les Burgondes, de Justin Favrod
3. Nicolas Bouvier, d’Anne-Marie Jaton
4. Carl Gustav Jung, de Kaj Noschis
5. L’esprit des fortifications, de Jean-Jacques Rapin

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En bref

- Lancée en automne 2003, la collection «Le savoir suisse » a déjà publié 28 titres.

- Ces ouvrages alimentent 9 rubriques : arts, économie, figures, histoire, environnement, politique, sciences, société et opinion.

- Les prochaines parution se pencheront notamment sur les transports de demain, Friedrich Durrenmatt, la famille et l’Europe.

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