Un studio de poche à Montreux

Quand Rebekah Kuster chante sous l’œil attendri de Claude Moisson. swissinfo.ch

En marge du festival, sur les quais, le plus petit studio d’enregistrement mobile du monde accueille les amateurs!

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2003 - 13:31

Grâce à l’enthousiasme de Claude Moisson, ils repartent avec un CD en poche.

En matière de studio d’enregistrement mobile, les entrailles du Palais des Congrès abritent ce qui se fait de mieux: les vastes camions «Voyageur» venus, comme chaque année, de France. Dans le cadre du Jazz festival, tout est dûment enregistré, que ce soit en audio ou en vidéo.

Autre ambiance. Sur les quais de Montreux, une voiture grise. «Une Sunbeam Stiletto de 1960!», déclare non sans fierté son propriétaire, Claude Moisson. Un héritage de sa tante. Quatre roues, un moteur et une carrosserie qu’il a eu l’idée de transformer en studio mobile: le «Studio-Volant».

Claude Moisson, architecte à Thonon, en France, juste de l’autre côté du lac. Architecte, et néanmoins passionné de prise de son depuis toujours.

A l’intérieur de la petite voiture, un enregistreur huit pistes et une table de mixage, deux compresseurs, un enregistreur à bande pour réaliser le master, et un graveur de CD. Que faut-il de plus pour enregistrer un disque? Des artistes. Et les postulants ne manquent pas…

A côté de la voiture, une table de bar et quelques micros. Les artistes en devenir chantent sur une bande play-back qu’ils ont apportée - simples boucles rythmiques ou vraie orchestration, peu importe - et repartent avec l’enregistrement qu’ils ont réalisé, sur CD.

Jazz Young Planet

A ce «hobby», Claude Moisson consacre ses vacances. Et, en l’occurrence, ne demande pas la moindre rémunération pour ses services. A Montreux, on le trouve vers le Parc de la Rouvenaz ou à côté du site «Jazz Young Planet», financé par la Ville de Montreux.

«Jazz Young Planet», c’est une sorte de dôme où se succèdent animations et ateliers: jonglage, maquillage, capoeira, graffiti, breakdance. Un espace de divertissement encadré par des moniteurs, axé sur une discipline qui se veut stricte: respect des autres, pas d’alcool, ni de drogue, ni de violence.

Une rigueur pas trop dure à respecter? «Non, y a des femmes!» répond un jeune black de la région qui vient de démontrer ses talents de rappeur au micro de Claude Moisson. Evidemment, ceci compense cela.

A cet instant, ils sont trois qui, physiquement, illustrent bien l’expression «black blanc beur»… Avec un accent typé banlieue française, et pourtant, ils viennent de la région: Montreux, Vevey, Clarens, et apprécient de pouvoir s’occuper dans le cadre de «Jazz Young Planet»

Mais au fait, que représente le festival pour eux? Aimeraient-ils se rendre dans les salles? «On aimerait bien, mais ça coûte trop cher» répond l’un. «Il faut prendre les billets à l’avance et nous, on a jamais le temps tellement qu’on a l’école!», répond un autre. Avant d’admettre: «Et puis, c’est vrai, ça coûte cher, on est un peu pauvre».

La riviera lémanique, ce n’est pas exclusivement les paysages de carte postale et les palaces… Et sous cet angle-là, l’initiative de Claude Moisson prend une couleur toute particulière.

swissinfo, Bernard Léchot à Montreux

En bref

- Le 37e Montreux Jazz Festival se tient jusqu’au 20 juillet.

- A l’initiative de la ville, sur les quais se trouve le «Jazz Young Planet», un lieu qui propose différentes animations et activités pour les adolescents de la région.

- C’est notamment dans ce cadre-là que le Français Claude Moisson propose les services de son «Studio-Volant», un studio mobile particulièrement compact!

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