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Une élection simultanée au Conseil fédéral



Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz à vélo, lors de la sortie du Conseil fédéral.

Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz à vélo, lors de la sortie du Conseil fédéral.

(Keystone)

Le Département de Moritz Leuenberger a indiqué lundi que le ministre a décidé d’avancer la date de son départ. Ceci, afin que sa succession puisse être réglée en même temps que celle de Hans-Rudolf Merz. Un revirement unanimement salué.

Le Chef du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, a décidé d’avancer son départ pour «des considérations politiques». La date exacte sera communiquée le 18 août après discussion avec le Conseil fédéral.

Avec ce départ anticipé, Moritz Leuenberger veut permettre d’effectuer une élection simultanée durant la session de septembre, pour sa succession et celle d'Hans-Rudolf Merz. Rappelons que ce dernier a annoncé vendredi sa démission pour fin octobre.

Ainsi, il évite l’organisation de deux élections, lors de deux sessions consécutives (en septembre et en décembre), comme envisagé jusque là. Car, Moritz Leuenberger, avait annoncé au début des vacances d’été sa démission pour la fin de l'année. Par cette décision, le ministre voulait laisser suffisamment de temps pour la préparation de l'année présidentielle et la répartition des départements.

Fortes pressions

Une élection commune laisse plus de marge de manœuvre à l’Assemblée fédérale, en termes de critères de sélection à la fois politiques et régionaux. Elle permet également au Conseil fédéral de répartir les départements dans un souci de cohésion et de continuité.

Dès l'annonce du départ de Hans-Rudolf Merz, de fortes pressions se sont manifestées sur Moritz Leuenberger pour qu'il anticipe son départ. Dans un premier temps, il avait toutefois répondu que ce scénario n'était «pas en discussion.» Le ministre a donc changé de cap.

Mais, il demandera quoi qu'il en soit au Conseil fédéral de lui confier la direction de la délégation suisse lors de la conférence sur le climat qui se tiendra à Cancun, au Mexique, en décembre et qui lui tient à coeur. Il avait en effet déjà dirigé la conférence préparatoire de Genève.

Un choix judicieux

Selon le président du Parti socialiste Christian Levrat, la décision de Moritz Leuenberger est «un signe de grandeur.» Et elle entraîne une conséquence réjouissante pour le parti, puisque le PS aura un avantage lors de l'élection des deux nouveaux conseillers fédéraux. Car le successeur du Zurichois, sera élu par l'Assemblée en premier. Ancienneté oblige.

Pourtant, Christian Levrat affirme que le ministre socialiste n'a subi aucune pression de la part de sa formation politique.

La décision du ministre réjouit aussi les autres partis. «Leuenberger est revenu à la raison», a souligné le président du Parti démocrate chrétien ( PDC/centre), Christophe Darbellay. Une décision qui va dans le sens de la «stabilité politique qui fait le succès de la Suisse.» La stratégie du parti n'est néanmoins pas bouleversée par ce retournement de situation, selon le Valaisan.

Le Parti libéral-radical (PLR/ centre droit) se réjouit que les élections des deux nouveaux conseillers fédéraux puissent avoir lieu simultanément lors de la session d'automne. La décision de Moritz Leuenberger ne change rien à la stratégie des libéraux-radicaux.

Selon le secrétaire général du PLR Stefan Brupbacher, c’est «avec sang-froid» que le parti a pris connaissance du changement d'avis du ministre des transports, qui donne pourtant la priorité à l'élection de son successeur. Et de préciser qu'en raison du principe de concordance, les libéraux-radicaux ont droit en tant que troisième parti de Suisse à deux sièges au Conseil fédéral.

Soutien des Verts

«Je suis content que Leuenberger ait suivi le conseil de Leuenberger», a plaisanté Ueli Leuenberger. Selon le président des Verts suisses, l'élection simultanée des deux nouveaux ministres permettra de redistribuer rapidement et définitivement – «du moins jusqu'à la fin de la législature» - les départements. Les Verts continueront à soutenir les candidatures socialistes.

Pour l'Union démocratique du centre (UDC/droite conservatrice), par contre, la question de savoir si les élections se tiennent simultanément ou non est secondaire. «Ce qui nous importe en priorité est la concordance et donc l'obtention pour nous d'un deuxième siège», a dit Martin Baltisser, secrétaire général de l'UDC.

Dans un communiqué, le PS a rappelé que les données pour la succession de Moritz Leuenberger demeuraient inchangées: les socialistes attendent des candidatures en provenance de Suisse alémanique et italienne et le délai de nomination pour les partis cantonaux reste fixé au 30 août. La double élection devrait se dérouler le 22 septembre.

swissinfo.ch et les agences

Parcours

Moritz Leuenberger est né le 21 septembre 1946 à Bienne, il a grandi à Bienne, à Bâle et à Zürich. Après ses études de droit, il ouvre son étude d’avocat à Zurich, qu’il occupe de 1972 à 1991.

En 1969, il entre au Parti socialiste. De 1972 à 1980, il est président de la section de la Ville de Zurich, où il siège au Parlement de 1974 à 1983. De 1886 à 1991, il est également président de l’Association suisse des locataires.

En 1979, il est élu au Conseil national (Chambre basse du Parlement fédéral). Il s’y illustre notamment dans la Commission d’enquête nommée après la démission de la ministre Elisabeth Kopp, prélude à la première affaire des fiches.

En 1991, il est élu au Conseil d’Etat (gouvernement) du canton de Zurich, où il ravit un siège à l’UDC (droite conservatrice).

En 1995, le Parlement l’élit au Conseil fédéral. Il occupera la présidence tournante de la confédération en 2001 et 2006.

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GOUVERNEMENT 1959-2009

1959 - 2003: L’ère de la «formule magique»: 2 sièges au Parti socialiste (PS), 2 au Parti libéral-radical (PLR), 2 au Parti démocrate-chrétien (PDC) et 1 à l'Union démocratique du centre (UDC).

2004 - 2007: L'UDC Christoph Blocher prend un siège au PDC: 2 sièges PS, 2 PLR, 2 UDC et 1 PDC.

2008: Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid quittent l'UDC et entrent au nouveau Parti Bourgeois démocratique (PBD): 2 sièges PS, 2 PLR, 2 PBD et 1 PDC.

2009: L'UDC revient au gouvernement avec Ueli Maurer qui succède à Samuel Schmid: 2 sièges PS, 2 PLR, 1 PDC, 1 UDC et 1 PBD.

Juillet 2010: Moritz Leuenberger (PS) annonce sa démission pour fin 2010

Août 2010: Hans-Rudolf Merz annonce sa démission pour octobre. Moritz Leuenberger décide d'avancer la date de son départ.

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