Une drôle d'histoire... romande

Carlo Lamprecht, chef du Département genevois de l'économie. Keystone

En décembre, on annonçait une collaboration entre les promotions économiques de Vaud, Neuchâtel et Genève. Mais Genève affirme vendredi ne pas avoir été consulté.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2002 - 18:55

L'histoire d'un projet à trois... négocié à deux? Le 12 décembre, la presse annonçait qu'un projet de collaboration était en cours entre Vaud, Neuchâtel et Genève. Information confirmée alors par la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline Maurer et son collègue neuchâtelois Bernard Soguel. Et le troisième?

«J'ai appris ce projet par la presse le mois dernier, lance le conseiller d'Etat genevois Carlo Lamprecht. J'ai été le premier surpris par cette information. Jusque-là, je n'avais pas été consulté. D'ailleurs, je ne connais même pas Bernard Soguel, nouvellement élu.»

Ne pas soulever une polémique

Concocter un projet à deux, alors qu'il implique un troisième acteur. C'est plutôt «cavalier», ajoute Carlo Lamprecht. «En principe, on se met autour d'une table et on négocie». Etrange déroulement. Surtout quand il s'agit de collaboration...

Si le chef de l'économie genevoise n'a pas réagi publiquement en décembre, c'est pour «ne pas soulever une polémique». Il l'a fait vendredi matin, en réponse à la question d'un journaliste. Par contre, il a immédiatement contacté ses homologues pour leur faire part de son étonnement.

Mais il ne comprend toujours pas ce qui s'est passé. Un malentendu? «Cela me semble impossible, répond Carlo Lamprecht. On n'a jamais parlé de ce projet ensemble.» Une maladresse sans doute...

Fuite dans la presse

«Il y a eu cette fuite dans la presse. Elle tombait au mauvais moment», argumente Philippe Sordet, chef du service de l'économie et du tourisme du canton de Vaud. «Nous avions eu des discussions de principe avec Neuchâtel. Et parallèlement, une collaboration existait déjà avec Genève.»

«Nous avons confirmé l'information, mais la presse a extrapolé en parlant de fusion. Il était uniquement question de collaboration», ajoute le conseiller d'Etat neuchâtelois Bernard Soguel. Qui reconnaît n'avoir jamais rencontré son homologue genevois.

Le projet survit

Un peu flou tout ça! «Nous vous donnerons toutes les informations sur ce projet à fin janvier. Mais il n'est pas abandonné», conclut Bernard Soguel.

Pour l'instant, il n'inclut en tous les cas pas Genève. Carlo Lamprecht a refusé la proposition de ses collègues. Cela dit, sur le fonds, il est favorable à une collaboration. Et toujours prêt à discuter. Finalement... une histoire de «petites bisbilles entre amis»?

Alexandra Richard

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